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7 juin, 2014

Amar Lasfar président de l’UOIF, plus grand réseau islamiste du pays, expose à l’institut de la Grande Mosquée Al-imane de Lille sa stratégie en cinq phases pour islamiser la France

Classé dans : Politique,religion — islamineurope @ 17 h 50 min

L’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) est le principal réseau de diffusion de l’Islam dans le pays.
Le groupe se constitue d’un maillage de plusieurs centaines d’associations islamiques administrant des centaines de Mosquées à travers toutes les régions de France.
L’organisation est proche idéologiquement des Frères Musulmans, mouvement islamiste international visant à la mise en place d’un Califat Mondial, l’instauration d’un pouvoir Politique Islamiste Totalitaire, la Charia. Son ex-président Ahmed Jaballah déclarait sans embage que : « L’UOIF est une fusée à deux étages. Le premier étage est démocratique, le second mettra en orbite une société islamique. »

Le président de l’UOIF actuel, Amar Lasfar, organisateur de l’Islam dans le nord de la France avec l’appui de Martine Aubry, manifeste publiquement son soutien aux islamistes en glorifiant dans une conférence donnée au Palais de  Lille le 19 août 2012, la conquête du pouvoir en Égypte par les Frères Musulmans.

Les principaux leaders des Frères Musulmans manifestent publiquement leur hostilité contre les Juifs, que ce soit Mohamed Badie, président de la Confrérie lors de son procès en Égypte en mai 2014, ou encore Safwat Hijazi, principal meneur de la campagne électorale de Mohamed Morsi, l’ancien président égyptien.

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Le président de l’UOIF et de la Ligue Islamique du Nord Amar Lasfar glorifie la conquête de l’Égypte par les Frères Musulmans devant les Fidèles au grand Palais de Lille le 19 août 2012

-                                              384602MosqueUOIFLillesud Ahmed Jaballah dans religion

Amar Lasfar est le recteur de la Grande Mosquée Al-imane de Lille-sud, dans laquelle il invite les islamistes de l’Islam politique antioccidental et antisioniste Tariq Ramadan, Hani Ramadan ou Hassan Iquioussen pour y donner des conférences

Parmi les figures de l’UOIF, on peut citer le prédicateur Moncef Zenati, titulaire d’une maîtrise en sciences islamiques de l’Institut Européen des Sciences Humaines (IESH) de Château-Chinon, un établissement qui sous ce titre pompeux, dissimule une école coranique formant les prédicateurs de l’UOIF.

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Moncef Zenati s’affiche dans les rassemblements avec des conférenciers de l’Islam politique antioccidental et antisioniste, comme Tariq Ramadan, Hassan Iquioussen, Marwan Muhammad, Abdelfattah Mourou ou Hani Ramadan, lors de la 11ème Rencontre Annuelle des Musulmans du Sud à Marseille le 19 mai 2013

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-                                                          Le prédicateur antisioniste Moncef Zenati

Moncef Zenati commente, traduit et diffuse les textes du prédicateur fondateur des Frères Musulmans Hassan Al Bannah, et du cheikh antisémite égyptien Youssef Al Qaradawi, le mentor actuel de la confrérie des Frères Musulmans, et principal référent pour les responsables de l’IESH de Château-Chinon, en matière de législation islamique.
Youssef Al Qaradawi appelle dans ses préches retransmis sur les télévisions du monde arabe, à l’extermination des Juifs.

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Moncef Zenati encourage la diffusion des textes de Hassan Al-Bannah, fondateur des Frères Musulmans, et de la propagande politique de Youssef Al Qaradawi, le mentor antisémite égyptien de la Confrérie


Moncef Zenati est par ailleurs un militant politique antisioniste et pro-palestinien, les associations islamiques proches de l’UOIF, comme « Havre de Savoir » au Havre, constituent le vecteur parfait pour relayer l’idéologie des Frères Musulmans dans les Mosquées de France.

Sur le site officiel de l’UOIF, on peut lire un article de Moncef Zenati dénonçant la politique d’Israël, « l’entité sioniste qui a volé la terre des palestiniens ». Quelques extraits en gras italique ci-dessous (hard-copy 1) (hard-copy 2) :

-                                          255588MosqueUOIFMoncefZenatiNakbaIsralPalestine Amar Lasfar

-                                 L’UOIF, principale organisation antisioniste et pro-palestinienne de France

« Les sionistes formèrent des organisations terroristes afin de semer la terreur pour forcer les palestiniens à quitter leurs terres. Ces organisations ; les premières organisations terroristes de l’histoire moderne ; étaient extrêmement organisées et armées contrairement aux arabes qui étaient dispersés, chaque village étant préoccupé par sa propre défense. Les arabes ne possédaient que peu d’armes. La possession d’armes était formellement interdite pour les arabes. Les britanniques avait décrété que tout palestinien en possession d’une seule balle était passible de 15 ans de prison.
Les palestiniens résistèrent avec bravoure. ‘Az ad-Din al-Qassam, le responsable de Frères Musulmans en Palestine, ouvrit la voie de la résistance en 1935. Il tomba martyre le 20/11/1935. Une autre rébellion vit le jour sous la direction de cheikh Amin al-Housayni en 1936. La grande grève de 1936 qui mobilisa tous les palestiniens fut une manifestation éclatante d’une volonté de résistance unitaire.
A force de massacre et de terrorisme, Israël réussit à établir son état, en massacrant sauvagement et sans pitié femmes, enfants et vieillards à Deïr Yassin et en dehors de Deir Yassïn. Le massacre de Deïr Yassin fut perpétré le 9 avril 1948 par les combattants terroristes de l’Irgoun et du Lehi. Lorsque ces terroristes se saisissaient d’une femme palestinienne enceinte, ils pariaient sur ce qu’elle portait dans le ventre : un garçon ou une fille ? Ensuite, ils l’éventraient et sortaient le fœtus, tuant ainsi à la fois la maman et l’enfant. Begin (premier ministre d’Israël de 1977 à 1983) assuma complètement ce massacre en disant : « Sans la victoire de Deir Yasin, Il n’y aurait pas eu d’état d’Israël ».

Le plus gros mensonge de l’histoire :
Pour justifier la création d’Israël, on se référa au propos de Herzl : « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Sauf que la Palestine n’était pas une terre sans peuple. Un peuple y habitait depuis l’antiquité.
On inventa alors le plus gros mensonge de l’histoire : le droit historique des juifs à la Palestine. Les sionistes dirent : Cette terre nous appartient historiquement. C’est un mensonge. Mais apparemment, plus le mensonge est gros, plus on y croit facilement. »
[...]
« L’histoire nous révèle donc que la Palestine est aux palestiniens. L’entité sioniste a volé la terre des palestiniens. Israël est et restera l’agresseur. Les palestiniens, eux, sont les ayants droit historiques de cette terre. Ils se sont faits volés leur terre et la terre de leurs ancêtres. Ils sont et resterons les victimes ; les agressés. Résister est pour eux un  droit ; résister est un devoir. Une riposte est définie comme étant une réponse à une agression. Ce sont donc les palestiniens qui ripostent. On ne peut parler de riposte, de légitime défense ou de représailles pour l’agresseur. Daniel Desbiens, l’écrivain québécois dit : « Qui défonce une barrière viole sa propre liberté et ouvre la porte vers des représailles ».

On constate que dans l’article de Moncef Zenati publié par l’UOIF, que nous ne sommes plus dans la recherche spirituelle, la fraternité, la prière ou l’humilité, il s’agit là de militantisme politique pro-palestinien et antisioniste. Le prédicateur appelle les Musulmans à résister à l’agression de l’entité sioniste, Israël est considéré comme un état illégitime, et Moncef Zenati revendique là encore son soutien au groupe islamique politique des Frères Musulmans, organisation classée aujourd’hui comme terroriste par le gouvernement égyptien.

Par ailleurs, dans une conférence donnée le 12 avril 2014 à  Paris, à l’initiative de l’association « Havre de Savoir », Moncef Zenati nous explique ce qu’est la Charia islamique, extraits en gras italique ci-dessous (hard-copy) :

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« Au sens terminologique, la Charia correspond à l’ensemble des Lois que Dieu a prescrit à ses serviteurs à travers le Coran et la Sunnah, et à travers ce qui en découle, comme le consensus, le raisonnement par analogie, et les autres sources du droit musulman. Donc, la Charia correspond à la Loi Divine. La Charia correspond à l’ensemble des Lois, toutes les Lois, concernant tous les domaines. Donc les Lois que Dieu a prescrit à ses serviteurs à travers le Coran et la Sunnah, ce sont des Lois prescrites directement par le Coran ou la Sunnah, ou indirectement, par les autres sources de la législation. Pour bien comprendre la Charia, il serait intéressant plus tard, d’aborder ce sujet des sources législatives de l’Islam. [...]
« Quand au Fiqh, le droit musulman, c’est une science qui a pour objet la déduction des prescriptions juridiques pratiques à partir de leurs sources de référence, le Coran et la Sunnah et les autres sources. Il y a une relation de cause à effet entre la Charia et le Fiqh. La Charia c’est la finalité, le Fiqh, c’est un moyen. L’ensemble des prescriptions extraites, forment la Charia. Le Fiqh, c’est le moyen de parvenir à la Charia. »
[11:35]
« Par droit positif, on entend par là les Lois humaines, établies par les hommes en vue d’organiser leur vie et leurs rapports sociaux au niveau individuel, collectif et international.
Que ce soit les Lois humaines ou les Lois divines, il y a un point commun, c’est d’organiser la vie des êtres humains dans leurs rapports sociaux au niveau individuel, collectif et international. Mais il y a aussi des points de différence.
Premièrement, c’est que le droit positif est une production humaine, alors que la Charia émane d’Allah, à travers les sources du Coran et de la sunnah et des autres. [...]
Le droit positif reflète l’imperfection de l’être humain et sa faiblesse, à partir de là, ces Lois sont sujettes au changement et à la modification. Le droit positif est imparfait, et ne pourrait atteindre la perfection, dans la mesure où la perfection ne fait pas partie des caractéristiques de son producteur. C’est pour cela qu’il ne sert à rien d’attendre la perfection de n’importe quel parti politique, ce n’est pas possible. Il ne faut pas attendre la perfection qui ne viendra pas de l’être humain, car cela ne fait pas partie de ses caractéristiques. [...]

Alors que la Charia émane d’Allah, donc elle reflète l’omnipotence, l’omniscience de son Créateur, sa perfection, et l’omniscience d’Allah. Donc, ces Lois n’ont nullement besoin ni de changements, ni de modifications, quel que soit le changement que puisse subir l’espace, le temps, et quel que soit le développement de l’être humain. »
[17:45]
« Deuxième différence, le droit positif est un ensemble de lois temporaires que le groupe élabore en vue d’organiser ses affaires pour répondre à ses besoins. [...] Les Lois humaines sont toujours en retard par rapport au groupe. Si elles sont au niveau aujourd’hui, elles seront en retard demain. [...] Quand le groupe va se développer, les Lois vont changer pour s’adapter au groupe. [...] Le but étant de stabiliser la société, cette Loi qui était à la base interdite, commence à se répandre, cela créée une instabilité dans la société. Comment gérer cette instabilité ? On va la légaliser, quelle soit bonne ou mauvaise, pour stabiliser la société.
Alors que la grande finalité de la Charia, c’est l’organisation de la Oumma et le maintient de cet ordre. Les Lois de la législation sont éternelles, et ne changent pas en fonction du changement de la société ou du groupe. Cela implique la souplesse, les facteurs d’adaptabilité de les lois de la Charia. Il faut de facteurs pour que la Charia puisse s’adapter à n’importe quelle contexte. Et aussi que les Lois de la Charia sont d’un tel niveau et de sublimité, qu’elles soient toujours en avance par rapport au groupe, alors que pour les Lois humaines, c’est toujours le groupe qui est en avant. »
[22:00]
« Les premiers états à avoir pris cette direction, c’est-à dire le fait de diriger le peuple selon la pensée de ceux qui le dirigent, il faut que le peuple pense comme nous. D’où les slogans : « rendez-nous nos enfants. » On veut éduquer les enfants selon un mode de pensée. A la base, la Loi n’entre pas dans ce genre de considérations. Mais les premiers états à avoir pris cette direction, c’était la Russie, la Turquie d’Attatürk, l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie. Mais après, tous les états sont partis dans le même chemin. On a un peuple pour lequel on va non seulement organiser la vie, mais aussi l’orienter vers une pensée que les détenteurs du pouvoir jugent la plus adéquate pour la société.
Alors que la Charia c’est le contraire, c’est la Charia qui va créer le groupe et l’orienter. Elle vise avant tout à la construction d’individus vertueux,pour la construction d’une société vertueuse et l’établissement d’un état exemplaire. »
[27:29]
« Le terme Charia, littéralement, c’est la voie, exposer, éclaircir, c’est la voie qui mène vers la félicité, et au niveau terminologique, c’est l’ensemble des prescriptions pratiques que Allah a préscrit à ses serviteurs à travers le Coran et la Sunnah et à travers les autres sources et ainsi que l’Islam, c’est une croyance et une législation, la Charia est l’ensemble des prescriptions dans tous les domaines et non pas uniquement au code pénal. »
[30:06]
Conférence du prédicateur de l’UOIF Moncef Zenati le 21 mai 2014 à Paris, dans le cadre des conférences « Havre de Savoir » (hard-copy)

Le prédicateur Moncef Zenati met en concurrence le droit positif c’est à dire les lois humaines, et la Charia (lois divines).
Les lois humaines seraient inférieures car elles sont changeantes, selon le bon vouloir des hommes, alors que dans le droit musulman, « les Lois de la législation sont éternelles ». Il en découle que les lois humaines seraient inférieures car elles sont en retard sur la société, « imparfaites » puisque issues de la pensée de l’homme et non de Dieu, alors que les Lois de la Charia sont d’un « tel niveau et de sublimité », qu’elles sont toujours en avance sur la société.
Les lois humaines sont totalitaires, elles orientent la pensée des hommes comme dans « l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie ».

Dans la Mosquée du Havre, Moncef Zenati incite par son sermon les Musulmans à se détourner de la société civile française, constituée de lois inférieures, base du fascisme, « réflétant l’imperfection de l’être humain et sa faiblesse », et à s’orienter vers la Charia, la vraie Loi qui « mène vers la félicité », et la « construction d’une société vertueuse et l’établissement d’un état exemplaire ».
Il faudrait demander à Moncef Zenati ce qu’il pense des sanctions punissant le vol et l’adultère, et si elles font partie de « la sublimité » de la Charia tant vantée par le prédicateur :
« Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. Allah est Puissant et Sage. »
Le Coran 5:38
« La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah – si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition. »
Le Coran 24:2

Il est important de noter que la Charia a été déclarée INCOMPATIBLE avec les exigences d’une société démocratique et laïque par un arrêté de la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) du 13 février 2003.

Le système islamique est clairement incompatible avec les démocraties des sociétés occidentales. Y-a-t-il une idéologie de conquête véhiculée par les responsables de l’UOIF, de subversion, d’influence pour imposer les règles et principes de l’Islam ? On peut se faire une opinion par soi-même en écoutant Amar Lasfar devant des Fidèles Musulmans de Lille.

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Dans une conférence à l’Institut musulman rattaché à la Grande Mosquée Al Imane de Lille, Amar Lasfar développe l’histoire de la progression de l’Islam en France (hard-copy)

« Nous les Musulmans, en matière de Foi, nous croyons qu’il y a une seule Foi, tout en admettant plusieurs Lois. Moïse était Musulman, et il avait une Loi propre à lui. Jésus était Musulman, en matière de Foi, mais il avait une Loi, parce que toute Loi est fonction de l’environnement, du contexte historique, du contexte géographique, du lieu, du temps, de l’environnement, de la mentalité qui diffèrent d’un lieu à un autre. Par contre, la Foi ne peut pas différer. Adam qui est à l’origine Musulman et prophète, croyait et avait la même Foi que nous avons aujourd’hui. La Foi d’Adam, d’Abraham, de Noé, de Jésus, de Moïse, c’est la même Foi que nous avons aujourd’hui, c’est quoi ? l’Unicité de Dieu. L’Unicité de son Message, la vie après la mort, le Jugement dernier. »
[03:03]
« 1989, ça nous rappelle la première affaire du foulard. Le collège de Creil, deux marocaines et deux turques, qui un beau jour, sont allées à l’école avec leur foulard. Elles ont oublié d’enlever le foulard chez elles. Cet oubli, reflète un état d’esprit : « Je n’ai plus besoin de me cacher, je veux être moi-même à la maison et en dehors de la maison ». Dehors, c’est ma maison, elles ont en quelque sorte élargi dehors, c’est ma demeure, donc je suis chez moi, même dans la rue. C’est le signe de la réussite de l’intégration. Or, pour un certain nombre de sociologues, notamment Tribalat (Michelle) et Kepel (Gilles) et les autres, tout de suite ils ont crié : « Au secours ! c’est l’échec de l’intégration ! ». Du moment que cette fille a accepté d’apparaître au grand jour avec sa spécificité, et ce qui fait sa différence, « je suis chez moi, je peux me permettre des choses ! ».
[30:41]
« l’intégration ne concerne pas les signes religieux, et c’est très grave, c’est ce que j’appelle l’hypocrisie de la politique française. La France est restée 132 ans en Algérie, la femme algérienne de l’époque, rares sont celles qui ne portaient pas le foulard. [...]
Les femmes s’enfermaient et ne laissaient apparaître qu’un seul oeil, et on trouvait ça normal, parce qu’on respecte leur spécificité, et pourtant, c’était des françaises, parce que l’Algérie était française. [...].
La loi de 1905 ne s’appliquait pas en Algérie, et pourtant les savants algériens de l’époque voulaient être régi par la Loi de 1905. C’est quoi la Loi de 1905 ? La France va laisser le côté religieux aux algériens, mais non, non ! L’Islam jusqu’en 1961 était la religion d’état en Algérie, c’est-à-dire que la France appliquait la Charia en Algérie. C’est elle qui nommait les imams, c’est elle qui était responsable administratif de la religion en général. Elle a géré les affaires de la religion pendant presque un siècle et demi. »

[37:15]
Pour justifier les revendications islamiques, en particulier le port du voile à l’école, Amar Lasfar explique que pendant la période coloniale en Algérie, les algériens et algériennes suivaient les traditions islamiques, intégrés dans la France laïque et républicaine, et que cela ne posait pas de problèmes.
En Algérie, la France n’a pas cherché à dénaturer et à effacer la culture et les traditions locales issues de l’Islam. Les femmes voilées sont restées voilées, les enfants algériens ont continué de manger de la viande halal dans les cantines scolaires, les hommes continuaient de prier cinq fois par jour, la polygamie était naturelle et autorisée, la juridiction islamique a constitué en partie la base de la législation en Algérie française, comme elle l’était avant que les français ne prennent possession de la Régence d’Alger en 1830 (alors sous domination turque).
La France et l’Algérie constituaient deux modes de vie, issues de deux civilisations radicalement différentes et incompatibles.
Le « statut de l’indigénat » faisait une distinction nette entre les citoyens français et les sujets musulmans.
Les musulmans algériens ne pouvaient être naturalisés français que s’ils en faisaient explicitement la demande, après une longue procédure administrative, la production de justificatifs, une enquête, le Musulman devait se présenter finalement devant le maire et « déclarer abandonner son statut personnel pour être régi par les lois civiles et politiques françaises ».
Une politique de naturalisation très restrictive, résultat : en cinquante ans (de 1865 à 1915), 2396 musulmans d’Algérie sont naturalisés français. Entre 1919 et 1930, 1204 musulmans sont naturalisés, pour 1547 demandes déposées. En 1962, l’année de l’indépendance, seuls quelques dix mille musulmans sont pleinement français, autant dire, une goutte d’eau.

« Il est difficile d’occuper la rue. Aujourd’hui les Musulmans dépassent de loin ça. Ils prient dans la rue. Il leur est déconseillé de prier dans la rue, mais ils n’ont pas de place dans les Mosquées, notamment en région parisienne. Au lieu de leur dire : « Pourquoi vous priez dans la rue ? », ouvrez-leur des salles de prières. Et ma lecture de ça, c’est que c’est une réussite de l’intégration. C’est-à-dire que nous avons accepté de prier Dieu dans la rue. On va bénir la rue, on ne va pas la salir, on va bénir la rue.
Qui dit prière dans la rue, je vais mettre mon visage. Ce que j’ai de précieux, je vais mettre mon nez, mon front, et je vais dire :« sub’an Allah » sur le bitume. Vous croyez que je le fais par orgueil ? Si on n’était pas des Musulmans, qui accepterait de mettre son visage par terre ? Surtout une fille ? [...] Donc ne lisez pas cette lecture que nous occupons la rue, nous bénissons la rue. »

[47:50]
« La revendication sociale, culturelle et identitaire. [...] Ce n’est pas la peine de nous donner des leçons dans l’identité et la citoyenneté, nous sommes des citoyens, nous assumons nos devoirs et nos prérogatives, mais comptez sur nous pour revendiquer tous nos droits rien que nos droits bien sûr, on va occuper tout l’espace que nous offre généreusement la laïcité française. La laïcité est généreuse, mais les laïcs ne le sont pas ou le sont moins. »
[49:07]

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Amar Lasfar explique aux Musulmans de l’institut culturel de la Grande Mosquée Al-Imane de Lille-sud, la stratégie de conquête de la France en cinq phases pour « influencer » la République. Le but non avoué étant d’atteindre le haut de la pyramide, le sommet de l’État.

« Aujourd’hui, on ne parle plus que l’on veut une place. On parle de citoyens, on parle de revendications, on parle d’interpellations, on ne parle plus de nous donner des miettes. Pour conclure et schématiser les cinq phases : la phase de l’acceptation, la phase de l’intégration, la phase de la participation et de la contribution, notamment sociale, économique et politique, la phase du rayonnement et pourquoi pas la cinquième phase, la phase de l’influence. Nous aussi on peut influencer le déroulement de l’Histoire. Nous réduire uniquement à une masse de consommateurs, c’est une atteinte à ce que nous portons comme civilisation. »
[52:28]
« Influencer en matière de civilisation. L’Occident a influencé le monde Musulman pendant des siècles et des siècles, et on n’a pas trouvé ça anormal, la démocratie on l’a prise, les droits de l’homme on a pris, mais l’Islam n’est pas uniquement des personnes ou un nombre de consommateurs. Il peut lui aussi prétendre, non pas être un donneur de leçons, mais apporter sa pierre. Il l’a fait pendant douze siècles, et la période andalouse est là pour en témoigner. Et bien nous, nous pensons que nous pouvons apporter quelque chose sur le plan civilisationnel. »
[57:28]

Dans la prédication de Amar Lasfar, il y a les Musulmans et les autres.
Les Musulmans doivent influencer la société et les politiques afin de pouvoir revendiquer leurs droits : port du voile islamique dans les écoles et au travail sans aucune restriction, viande halal dans les cantines, application des lois islamiques de la charia : non mixité sociale homme/femme, jours fériés musulmans, demande de salles de prières sur les lieux de travail, restriction spéciales pendant le Ramadan, construction de Mosquées sous la menace de prières de rue (les prières de rue sont une bénédiction et un signe d’intégration d’après Amar Lasfar !)
.
Cette conférence est à rapprocher de l’idéologie développée par Amar Lasfar dans cet autre texte :
« Dans l’islam la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de communauté est très importante, car reconnaître une communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors, nous pourrons constituer une communauté islamique, appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté »
Amar Lasfar cité dans « La cité mode d’emploi », Homme et migration, n° 1218, mars-avril 1999 p.55 « 

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Les organisateurs de l’UOIF en démonstration lors du Rassemblement Annuel des Musulmans de France (RAMF) au Bourget en avril 2014, développent une propagande politique antisioniste et pro-palestinienne : « nous sommes tous des palestiniens ! » (hard-copy)

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