28 juin, 2014

La Fraternité d’après Abdelhamid Mazzouz, imam de la Grande Mosquée Ennour de Sartrouville : les amis des Musulmans doivent être pieux et connaître « la shahada », sinon Allah transformera cette amitié en animosité le jour du Jugement Dernier

Classé dans : Politique,religion — islamineurope @ 13 h 46 min

Sartrouville est une commune d’environ 52 000 habitants de la banlieue nord-ouest de Paris, dans le département des Yvelines.
Certains de ses quartiers sont situés en Zone Urbaine Sensible (ZUS), un nom politiquement correct pour désigner les quartiers ayant subi ces dernières décennies une forte immigration, essentiellement musulmane d’Afrique du Nord et subsaharienne, où la police et les pompiers ne rentrent qu’avec certaines précautions en cas d’intervention pour éviter tout dérapage, comme sur le plateau de la cité des Indes, une enclave sujette aux revendications islamiques à Sartrouville. Dans le cadre des élections législatives en juin 2012, le député candidat Jacques Myard est interpellé par un Musulman : « Vous n’avez rien à faire ici, ici c’est une terre arabe, c’est une terre appartenant aux musulmans, ce n’est pas une terre française ! »

La communauté musulmane de Sartrouville regroupée au sein de l’Association Culturelle des Musulmans de Sartrouville (ACMS), a officialisé la mosquée En Nour, installée depuis 2003 à l’entrée de la zone industrielle du Prunay. 1,5 millions d’euros ont été nécessaires à la réhabilitation de l’édifice.
Le 15 février 2014, l’ACMS organisait une cérémonie d’inauguration, dans le lieu de culte, à l’occasion d’une journée portes ouvertes, en présence du maire UMP Pierre Fond.

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-                                           La Grande Mosquée Ennour de Sartrouville, rue Jean-Pierre Timbaud

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-                    3000 fidèles célébrent l’aïd-el-fitr (fin du Ramadan) le 19 août 2012, à Sartrouville (hard-copy)

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Le maire UMP Pierre Fond (à gauche) rend visite à la communauté musulmane de Sartrouville pendant la fête de l’aïd-el-fitr

 

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Abdelhamid Mazzouz, est l’imam de la Mosquée Ennour de Sartrouville, il donne les sermons et oriente les fidèles vers le chemin, le Message d’Allah.

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Abdelhamid Mazzouz en prière avec les fidèles Musulmans de la Grande Mosquée Ennour de Sartrouville

Quelle est l’orientation idéologique et la teneur des prédications de l’imam de Sartrouville Abdelhamid Mazzouz ?
Le prédicateur a invité le 28 mars 2014 dans sa Mosquée de Sartrouville l’imam de la Mosquée du Bourget Nader Abou Anas (hard-copy), un fondamentaliste, développant un Islam intolérant et incompatible avec les valeurs de la république française.
Pour avoir un aperçu de l’idéologie de Nader Abou Anas, ce prédicteur enseigne au Bourget que la musique est « la voix de Satan », que les Musulmans ne doivent pas imiter les Juifs et les Chrétiens, car ils sont les « Supérieurs », ou encore que la fête de la Saint-Valentin, fête des amoureux, est interdite aux Musulmans, hommes et femmes n’ayant pas le droit de montrer publiquement qu’ils s’aiment.

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L’imam fondamentaliste de la Mosquée du Bourget, Nader Abou Anas, invité par Abdelhamid Mazzouz à Sartrouville, est contre la mixité sociale hommes/femmes, et veut interdire la musique, « la voix de Satan ».

Il s’agit là clairement de défendre les valeurs de l’Islam, incompatibles avec les valeurs de la République, en communautarisant les Musulmans afin de les exclure de la société française. On va constater que les messages de Abdelhamid Mazzouz ne sont guère différents de ceux de Nader Abou Anas.
Sur son site officiel, la page Facebook Al Afaq (hard-copy) (se connecter avec un compte pour avoir accès aux informations), Abdelhamid Mazzouz décrit par exemple sa vision des arts lyriques et musicaux :

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Abdelhamid Mazzouz, imam de la Mosquée de Sartrouville : « Il y a deux amours qui ne peuvent pas cohabiter dans le même coeur : l’Amour du coran et l’amour de la musique, en effet, l’un chassera l’autre. » (hard-copy)

Ces prédications et conseils encouragent-ils les jeunes français Musulmans à s’adonner à l’art musical ? Faudra-t-il interdire l’art lyrique, le solfège, le piano, la guitare, le saxophone, car incompatibles avec le dogme Islamique ?
A l’école publique, quelle sera la réaction des enfants Musulmans de Sartrouville pendant les cours de musique ? Seront-ils dispensés au nom de leurs convictions religieuses ?

Abdelhamid Mazzouz a donné par ailleurs un sermon le 3 janvier 2014 devant ses Fidèles Musulmans sur la notion de Fraternité en Islam, quelques extraits en gras italique ci-dessous :
« Qui sont tes amis ? Est-ce ceux qui te tirent vers le haut ? Qui sont tes amis ? Est-ce ceux qui te rappellent Allah lorsque tu l’as oublié ? Qui sont tes amis ? Est-ce ceux qui te réveillent lorsque tu es plongé dans l’insouciance ? Qui sont tes amis ? Est-ce ceux qui te disent : « Je passe te chercher pour aller à la Mosquée », ou bien ceux qui te disent : « Tiens, prend une cigarette, y a pas de mal, je passe te chercher ce soir, il y a une soirée mortelle, t’as vu le nouveau morceau de musique ? Il est classe. Si t’as pas une copine, t’es un tordu ou t’es coincé. Si tu n’as pas un copain ma chère, tu es tordue ou tu es coincée. Qui sont réellement tes amis ? »
[10:03]
« Poses-toi la question : les amis que tu fréquentes aujourd’hui, seraient-ils capables d’être à ton chevet et de te faire répéter la shahada, qui elle, te permettra d’accéder au Paradis ? Ou bien, ils vont se mettre à pleurer sur ton sort, sans réellement savoir ce qu’ils peuvent faire pour toi ?
Voilà pourquoi toute amitié qui n’est pas motivée par l’amour d’Allah se transformera le jour du Jugement Dernier en animosité. Allah dit dans le Saint Coran : « les amis ce jour là, qui étaient amis dans ce bas monde, seront ennemis les uns des autres, exceptés les pieux », toute amitié ou compagnie, se transformera le jour de la Résurrection en animosité, sauf ceux qui s’inscrivent dans le cadre de l’amour d’Allah. »

[13:13]
« Dis moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es » – sermon de Abdelhamid Mazzouz à la Mosquée de Sartrouville le 3 janvier 2014 (hard-copy)

Les Musulmans ne doivent tisser des liens d’amitié qu’avec des gens pieux qui connaissent la « shahada », premier pilier de l’Islam : autrement dit, les seuls amis que les Musulmans sont autorisés à avoir sur Terre doivent être Musulmans.
Abdelhamid Mazzouz va jusqu’à menacer indirectement les Musulmans qui s’aviseraient de prendre pour amis des non-musulmans,  Allah transformera cette amitié en animosité le jour du Jugement Dernier. Ils seront condamnés pour cette infamie.
Où sont les appels Fraternels, pleins de Respect et d’Amour entre communautés ? Où est la religion de « Paix et Tolérance » ?

On remarque que la notion de Fraternité en Islam professée par l’imam Abdelhamid Mazzouz n’a apparemment pas le même sens que dans les Évangiles du Nouveau Testament de la Bible :
 » Maître, quel est le plus grand commandement de la loi ? Jésus lui répondit : Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes. « 
La Bible – Matthieu 22:36-40

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Pierre Fond, maire UMP de Sartrouville, a rappelé lors du discours d’inauguration du complexe islamique le 15 février 2014, «les efforts» effectués par la communauté musulmane pour l’édification de la Mosquée. «Nous continuerons à la soutenir».
Pierre Fond est prêt à sacrifier le vivre ensemble en société sur le long terme, au nom du communautarisme musulman intolérant enseigné par les prédicateurs de la Mosquée de Sartrouville

21 juin, 2014

Les Musulmans fréquentant la Grande Mosquée de Bayonne sont-ils des citoyens français ?

Classé dans : Politique,religion — islamineurope @ 10 h 12 min

Depuis environ deux décennies, l’Islam se développe progressivement dans les régions du sud-ouest de la France.
Plusieurs associations se crééent afin de structurer l’enseignement de la religion de « Paix et Tolérance », en particulier par la demande et l’obtention des différentes municipalités, de terrains pour y construire des Mosquées. On peut noter entre autres dans la région Aquitaine, l’édification de la Grande Mosquée de Libourne, celle de Bordeaux chère au maire UMP Alain Juppé, ou encore celle de Cenon, (avec son imam Mahmoud Doua), toutes diffusant un Islam rigoriste et fondamentaliste.
Les habitants du pays Basque, fiers de leur culture et de leurs traditions, ne sont pas en reste et constatent chaque jour que certains quartiers de leur patrimoine se modifient face à l’immigration au fil des années, avec le concours des responsables politiques locaux.

On peut noter que la municipalité de la ville de Bayonne dirigée à l’époque par le maire UMP Jean Grenet, a « offert » en 2007, sous les pressions et les revendications, un terrain de 2000 m² à l’Association Culturelle des Musulmans de la Côte Basque (ACMCB), la signature d’un bail emphytéothique de 10€ le m² au mépris de la Loi de 1905 de séparation de l’église et de l’état, la République ne devant favoriser aucun culte.

L’ACMCB, sous la présidence de Abderahim Wajou, a pu en 2008 démarrer le chantier de la Mosquée sur ce terrain.
Le 30 août 2011, jour de la fin du ramadan, les fidèles ont prié pour la première fois dans le nouvel édifice.

La Mosquée est construite sur un terrain de 2 000 m² et dispose d’une capacité d’accueil de 300 personnes avec deux salles de prières, une école coranique avec deux salles de cours, une bibliothèque et une salle de conférence. Un minaret symbolique surmonte la Mosquée (pour un futur appel à la prière, comme à Hambourg ?). La construction de cet édifice a coûté près de 700 000 euros.
Le complexe islamique a été inauguré en mars 2014.

-                         Les Musulmans fréquentant la Grande Mosquée de Bayonne sont-ils des citoyens français ? dans Politique 518294MosqueBayonne

-                                                                      La Mosquée de Bayonne

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-                                                                    Le minaret de la Mosquée de Bayonne

Quel Islam est diffusé par les prédicateurs aux fidèles Musulmans de Bayonne ? Un appel à la Fraternité, un hymne à l’Amour, à la Paix, à la Tolérance ?
Cele ne semble pas faire partie des priorités du dogme,
sur leur site Internet officiel, les responsables de l’ACMCB gérant la Mosquée de Bayonne sont plutôt confrontés à un problème existentiel beaucoup plus préoccupant : comment concilier les lois de la charia islamique incompatibles avec les Lois de la République française ?

ci-dessous, extrait de la page du site « Respecter la loi du pays et se référer aux Coran et Sunna : comment ? » (hard-copy1) (hard-copy2)

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« Respectez-vous les lois françaises ou bien les principes du Coran ?

Réponse :

Nous musulmans nous référons (tahkîm) à nos sources – Coran et Sunna – et sommes respectueux des lois du pays dans lequel nous vivons.
« En tant que citoyens ou résidents étrangers d’un pays donné, les musulmans sont liés à un contrat avec ce pays. Or l’islam enseigne au musulman de respecter le contrat qu’il a conclu. Ainsi, le Prophète avait conclu des traités internationaux, des traités qu’il avait conclus avec d’autres Etats-cités de l’Arabie d’alors : le Coran parle de « peuples avec qui vous avez conclu un traité » (Coran 4/90) ; le Prophète avait conclu un traité de dix ans avec la Mecque, en vertu duquel les musulmans de La Mecque ayant émigré à Médine seraient renvoyés à La Mecque ; il respecta les clauses du traité et fit retourner Abû Jandal, un musulman venu de la Mecque (rapporté par al-Bukhârî). Ceci concernait les traités entre nations.
Maintenant, en venant s’installer dans un pays (que ce soit définitivement en ce qui concerne les citoyens ou temporairement en ce qui concerne les résidents étrangers), les musulmans ont conclu un contrat avec les autorités du pays. Ici il ne s’agit pas d’un traité (mu’âhada) entre deux Etats mais d’un contrat (mu’âhada) entre un Etat et les personnes qui y résident. Cf. Fatâwâ mu’âssira, tome 3 pp. 642-644. »

On constate d’après l’ACMCB, qu’en France, les Musulmans ne sont pas sous l’autorité de la législation française.
Ils passent un « contrat » (mu’âhada), qui les engage à respecter les lois du pays d’accueil, à condition qu’elles ne s’opposent pas aux lois islamiques.
Il s’agit là d’une très grave dérive communautariste, qui voit s’installer sur notre territoire un groupe d’individus, une communauté, étrangère culturellement à l’identité locale, avec une possibilité éventuelle de faire scission sur le long terme si l’incompatibilité entre les deux systèmes s’avère flagrante.

« B.1.2 : La loi du ne dit rien de quelque chose que nous considérons obligatoire :
« Ainsi en est-il du caractère obligatoire des cinq prières quotidiennes. En quoi le fait de devoir respecter la loi française empêcherait-il de les accomplir ? »

————————-
« B.2) La loi du pays rend quelque chose obligatoire alors que nos sources nous l’interdisent formellement, ou nos sources rendent quelque chose obligatoire alors que la loi du pays nous l’interdit formellement. Ou bien nos sources ont désigné une façon précise (tarîq mu’ayyan) pour réaliser tel objectif (devenu nécessaire) alors que la loi du pays en désigne une autre :

« Dans ce cas il s’agira d’orienter les musulmans vers la solution, dans la loi du pays, qui permet de pratiquer ce que disent nos sources. Ainsi, une jeune musulmane qui porte le foulard ne peut plus le porter quand elle entre, en tant qu’élève, dans les salles de l’école publique ; il s’agira donc d’orienter cette jeune fille vers une école privée qui l’autorisera à porter ce foulard, ou à suivre des cours par correspondance. Les musulmans devraient également créer des écoles privées, similaires à celles que les protestants, les catholiques et les juifs en ont créées. »
« Quand on vit dans un pays, les lois qui déclarent quelque chose strictement obligatoire ou strictement interdit, et qui menacent le contrevenant d’emprisonnement etc. sont contraignantes (« muk’rih »). C’est pourquoi, dans le cas B.2.2 cité plus haut (c’est le seul cas où la question se pose), le musulman se conformera à ce que dit la législation du pays où il vit, considérant qu’il y a contrainte (« ik’râh ») ;
[...]
« Ceci n’empêche pas qu’en tant que citoyen, en même temps qu’il se conforme en actes à une telle loi, le musulman proteste et dise qu’il considère celle-ci injuste. Ainsi le disons-nous à propos de la loi contre le port du foulard par les élèves de l’école publique. »

Pour l’ACMCB, les lois de la Charia sont incompatibles avec celles de la République : une femme Musulmane doit pouvoir porter librement son hijab partout sans contraintes, y compris dans les écoles publiques.
La loi contre le port du voile à l’école est injuste, les Musulmans sont donc discriminés dans un pays hostile à l’Islam. En attendant de jouer de leur influence par des pressions, des revendications afin de pouvoir modifier ces lois républicaines « liberticides », les responsables de la Mosquée de Bayonne conseillent aux Musulmanes de s’inscrire dans les écoles privées coraniques respectant la Charia.
Ces jeunes filles Musulmanes, sous l’influence des imams, seront-elles pleinement intégrées dans la vie en société ?

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Les responsables de la Mosquée de Bayonne militent contre la loi interdisant le port du voile islamique dans les écoles publiques : un bras de fer contre les institutions de l’État dont l’enjeu est l’endoctrinement des futures jeunes bayonnaises. (illustration : femmes en hijab au Pakistan)

 

Toujours sur la page traitant de la Loi de la Charia, une autre problématique soulevée par les responsables de l’ACMCB : comment doivent se comporter les Musulmans en cas de conflit armé ? (Pourquoi cette question ? La guerre revêt-elle une importance particulière dans le culte musulman ?) Extrait en gras italique ci-dessous :

« Si le pouvoir exécutif ou l’assemblée législative du pays mobilise les citoyens pour aller au combat, que faire ? »

« Imaginez que les citoyens d’un pays donné soient mobilisés pour aller combattre des habitants d’un autre pays et que cette guerre soit injuste. En vertu des limites au cas de contrainte que nous venons de voir, les musulmans ne pourront pas participer à ce combat. Mais attention, ce n’est pas le fait de voir si en face il y a des musulmans qui soit seulement à prendre en considération : des innocents sont des innocents, musulmans ou pas. »

Les Musulmans ne seraient pas sous l’autorité de l’État français. Ils ne peuvent partir au combat et servir la patrie, que si cette guerre est « juste ».
Qu’est-ce qu’une guerre juste ? Les imams n’en donnent pas la définition, mais ils sont les seuls garants pour définir les causes justes capables de préserver l’intérêt des Musulmans.

Ces imams s’apprêtent-ils à construire un futur État dans l’État ? Pour islamiser progressivement la région, on constate que les responsable de l’ACMCB procèdent par étapes, Abderrahim Wajou et son successeur ont été en contact avec les abattoirs de la région pour que leurs responsables produisent de la viande halal, par l’abattage rituel musulman finançant la construction de Mosquées, et qui écarte la viande de porc, jugée impure.
Imposer le port du voile islamique, le hijab, convaincre les boucheries et les abattoirs de produire de la viande halal,  changer progressivement le paysage culturel et ethnique des quartiers et des villes, revendiquer la supériorité des lois islamiques de la Charia sur les Lois de la République. Tel est le programme de l’ACMCB pour communautariser sur le long terme la région basque.
En misant également sur l’expansion de l’Islam par la construction d’autres Mosquées, comme celle de Portugalete dans le pays basque espagnol.

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Inauguration de la nouvelle Mosquée à Portugalete en Biscaye (Espagne) : dans quelques décennies, les habitantes du Pays Basque seront-elles toutes voilées ?

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« Le nombre de maghrébins a augmenté, donc automatiquement, ils étaient à l’étroit et cherchaient un lieu de culte différent. Ils m’avaient proposé quatre ou cinq projets que j’avais refusé pour des raisons urbanistiques ou de sécurité tout à fait valables, à tel point, qu’ils étaient très en colère après moi et étaient venus manifester un samedi devant la mairie de Bayonne, persuadés de l’invalidité de l’obstruction. Or, ce n’est pas le cas, et je l’ai prouvé par la suite, puisqu’on a identifié un terrain qui appartenait à la communauté de l’agglomération que nous avons acheté et revendu à la fois aux portugais, à l’association de divulgation de la culture portugaise, et aux musulmans. »
Jean Grenet, maire UMP de Bayonne jusqu’en mars 2014, cède aux pressions et revendications de l’ACMCB en participant activement à l’islamisation de sa ville

7 juin, 2014

Amar Lasfar président de l’UOIF, plus grand réseau islamiste du pays, expose à l’institut de la Grande Mosquée Al-imane de Lille sa stratégie en cinq phases pour islamiser la France

Classé dans : Politique,religion — islamineurope @ 17 h 50 min

L’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) est le principal réseau de diffusion de l’Islam dans le pays.
Le groupe se constitue d’un maillage de plusieurs centaines d’associations islamiques administrant des centaines de Mosquées à travers toutes les régions de France.
L’organisation est proche idéologiquement des Frères Musulmans, mouvement islamiste international visant à la mise en place d’un Califat Mondial, l’instauration d’un pouvoir Politique Islamiste Totalitaire, la Charia. Son ex-président Ahmed Jaballah déclarait sans embage que : « L’UOIF est une fusée à deux étages. Le premier étage est démocratique, le second mettra en orbite une société islamique. »

Le président de l’UOIF actuel, Amar Lasfar, organisateur de l’Islam dans le nord de la France avec l’appui de Martine Aubry, manifeste publiquement son soutien aux islamistes en glorifiant dans une conférence donnée au Palais de  Lille le 19 août 2012, la conquête du pouvoir en Égypte par les Frères Musulmans.

Les principaux leaders des Frères Musulmans manifestent publiquement leur hostilité contre les Juifs, que ce soit Mohamed Badie, président de la Confrérie lors de son procès en Égypte en mai 2014, ou encore Safwat Hijazi, principal meneur de la campagne électorale de Mohamed Morsi, l’ancien président égyptien.

-                                                         Amar Lasfar président de l'UOIF, plus grand réseau islamiste du pays, expose à l'institut de la Grande Mosquée Al-imane de Lille sa stratégie en cinq phases pour islamiser la France dans Politique 650465MosqueUOIFAmarLasfar
Le président de l’UOIF et de la Ligue Islamique du Nord Amar Lasfar glorifie la conquête de l’Égypte par les Frères Musulmans devant les Fidèles au grand Palais de Lille le 19 août 2012

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Amar Lasfar est le recteur de la Grande Mosquée Al-imane de Lille-sud, dans laquelle il invite les islamistes de l’Islam politique antioccidental et antisioniste Tariq Ramadan, Hani Ramadan ou Hassan Iquioussen pour y donner des conférences

Parmi les figures de l’UOIF, on peut citer le prédicateur Moncef Zenati, titulaire d’une maîtrise en sciences islamiques de l’Institut Européen des Sciences Humaines (IESH) de Château-Chinon, un établissement qui sous ce titre pompeux, dissimule une école coranique formant les prédicateurs de l’UOIF.

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Moncef Zenati s’affiche dans les rassemblements avec des conférenciers de l’Islam politique antioccidental et antisioniste, comme Tariq Ramadan, Hassan Iquioussen, Marwan Muhammad, Abdelfattah Mourou ou Hani Ramadan, lors de la 11ème Rencontre Annuelle des Musulmans du Sud à Marseille le 19 mai 2013

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-                                                          Le prédicateur antisioniste Moncef Zenati

Moncef Zenati commente, traduit et diffuse les textes du prédicateur fondateur des Frères Musulmans Hassan Al Bannah, et du cheikh antisémite égyptien Youssef Al Qaradawi, le mentor actuel de la confrérie des Frères Musulmans, et principal référent pour les responsables de l’IESH de Château-Chinon, en matière de législation islamique.
Youssef Al Qaradawi appelle dans ses préches retransmis sur les télévisions du monde arabe, à l’extermination des Juifs.

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Moncef Zenati encourage la diffusion des textes de Hassan Al-Bannah, fondateur des Frères Musulmans, et de la propagande politique de Youssef Al Qaradawi, le mentor antisémite égyptien de la Confrérie


Moncef Zenati est par ailleurs un militant politique antisioniste et pro-palestinien, les associations islamiques proches de l’UOIF, comme « Havre de Savoir » au Havre, constituent le vecteur parfait pour relayer l’idéologie des Frères Musulmans dans les Mosquées de France.

Sur le site officiel de l’UOIF, on peut lire un article de Moncef Zenati dénonçant la politique d’Israël, « l’entité sioniste qui a volé la terre des palestiniens ». Quelques extraits en gras italique ci-dessous (hard-copy 1) (hard-copy 2) :

-                                          255588MosqueUOIFMoncefZenatiNakbaIsralPalestine Amar Lasfar

-                                 L’UOIF, principale organisation antisioniste et pro-palestinienne de France

« Les sionistes formèrent des organisations terroristes afin de semer la terreur pour forcer les palestiniens à quitter leurs terres. Ces organisations ; les premières organisations terroristes de l’histoire moderne ; étaient extrêmement organisées et armées contrairement aux arabes qui étaient dispersés, chaque village étant préoccupé par sa propre défense. Les arabes ne possédaient que peu d’armes. La possession d’armes était formellement interdite pour les arabes. Les britanniques avait décrété que tout palestinien en possession d’une seule balle était passible de 15 ans de prison.
Les palestiniens résistèrent avec bravoure. ‘Az ad-Din al-Qassam, le responsable de Frères Musulmans en Palestine, ouvrit la voie de la résistance en 1935. Il tomba martyre le 20/11/1935. Une autre rébellion vit le jour sous la direction de cheikh Amin al-Housayni en 1936. La grande grève de 1936 qui mobilisa tous les palestiniens fut une manifestation éclatante d’une volonté de résistance unitaire.
A force de massacre et de terrorisme, Israël réussit à établir son état, en massacrant sauvagement et sans pitié femmes, enfants et vieillards à Deïr Yassin et en dehors de Deir Yassïn. Le massacre de Deïr Yassin fut perpétré le 9 avril 1948 par les combattants terroristes de l’Irgoun et du Lehi. Lorsque ces terroristes se saisissaient d’une femme palestinienne enceinte, ils pariaient sur ce qu’elle portait dans le ventre : un garçon ou une fille ? Ensuite, ils l’éventraient et sortaient le fœtus, tuant ainsi à la fois la maman et l’enfant. Begin (premier ministre d’Israël de 1977 à 1983) assuma complètement ce massacre en disant : « Sans la victoire de Deir Yasin, Il n’y aurait pas eu d’état d’Israël ».

Le plus gros mensonge de l’histoire :
Pour justifier la création d’Israël, on se référa au propos de Herzl : « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre ». Sauf que la Palestine n’était pas une terre sans peuple. Un peuple y habitait depuis l’antiquité.
On inventa alors le plus gros mensonge de l’histoire : le droit historique des juifs à la Palestine. Les sionistes dirent : Cette terre nous appartient historiquement. C’est un mensonge. Mais apparemment, plus le mensonge est gros, plus on y croit facilement. »
[...]
« L’histoire nous révèle donc que la Palestine est aux palestiniens. L’entité sioniste a volé la terre des palestiniens. Israël est et restera l’agresseur. Les palestiniens, eux, sont les ayants droit historiques de cette terre. Ils se sont faits volés leur terre et la terre de leurs ancêtres. Ils sont et resterons les victimes ; les agressés. Résister est pour eux un  droit ; résister est un devoir. Une riposte est définie comme étant une réponse à une agression. Ce sont donc les palestiniens qui ripostent. On ne peut parler de riposte, de légitime défense ou de représailles pour l’agresseur. Daniel Desbiens, l’écrivain québécois dit : « Qui défonce une barrière viole sa propre liberté et ouvre la porte vers des représailles ».

On constate que dans l’article de Moncef Zenati publié par l’UOIF, que nous ne sommes plus dans la recherche spirituelle, la fraternité, la prière ou l’humilité, il s’agit là de militantisme politique pro-palestinien et antisioniste. Le prédicateur appelle les Musulmans à résister à l’agression de l’entité sioniste, Israël est considéré comme un état illégitime, et Moncef Zenati revendique là encore son soutien au groupe islamique politique des Frères Musulmans, organisation classée aujourd’hui comme terroriste par le gouvernement égyptien.

Par ailleurs, dans une conférence donnée le 12 avril 2014 à  Paris, à l’initiative de l’association « Havre de Savoir », Moncef Zenati nous explique ce qu’est la Charia islamique, extraits en gras italique ci-dessous (hard-copy) :

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« Au sens terminologique, la Charia correspond à l’ensemble des Lois que Dieu a prescrit à ses serviteurs à travers le Coran et la Sunnah, et à travers ce qui en découle, comme le consensus, le raisonnement par analogie, et les autres sources du droit musulman. Donc, la Charia correspond à la Loi Divine. La Charia correspond à l’ensemble des Lois, toutes les Lois, concernant tous les domaines. Donc les Lois que Dieu a prescrit à ses serviteurs à travers le Coran et la Sunnah, ce sont des Lois prescrites directement par le Coran ou la Sunnah, ou indirectement, par les autres sources de la législation. Pour bien comprendre la Charia, il serait intéressant plus tard, d’aborder ce sujet des sources législatives de l’Islam. [...]
« Quand au Fiqh, le droit musulman, c’est une science qui a pour objet la déduction des prescriptions juridiques pratiques à partir de leurs sources de référence, le Coran et la Sunnah et les autres sources. Il y a une relation de cause à effet entre la Charia et le Fiqh. La Charia c’est la finalité, le Fiqh, c’est un moyen. L’ensemble des prescriptions extraites, forment la Charia. Le Fiqh, c’est le moyen de parvenir à la Charia. »
[11:35]
« Par droit positif, on entend par là les Lois humaines, établies par les hommes en vue d’organiser leur vie et leurs rapports sociaux au niveau individuel, collectif et international.
Que ce soit les Lois humaines ou les Lois divines, il y a un point commun, c’est d’organiser la vie des êtres humains dans leurs rapports sociaux au niveau individuel, collectif et international. Mais il y a aussi des points de différence.
Premièrement, c’est que le droit positif est une production humaine, alors que la Charia émane d’Allah, à travers les sources du Coran et de la sunnah et des autres. [...]
Le droit positif reflète l’imperfection de l’être humain et sa faiblesse, à partir de là, ces Lois sont sujettes au changement et à la modification. Le droit positif est imparfait, et ne pourrait atteindre la perfection, dans la mesure où la perfection ne fait pas partie des caractéristiques de son producteur. C’est pour cela qu’il ne sert à rien d’attendre la perfection de n’importe quel parti politique, ce n’est pas possible. Il ne faut pas attendre la perfection qui ne viendra pas de l’être humain, car cela ne fait pas partie de ses caractéristiques. [...]

Alors que la Charia émane d’Allah, donc elle reflète l’omnipotence, l’omniscience de son Créateur, sa perfection, et l’omniscience d’Allah. Donc, ces Lois n’ont nullement besoin ni de changements, ni de modifications, quel que soit le changement que puisse subir l’espace, le temps, et quel que soit le développement de l’être humain. »
[17:45]
« Deuxième différence, le droit positif est un ensemble de lois temporaires que le groupe élabore en vue d’organiser ses affaires pour répondre à ses besoins. [...] Les Lois humaines sont toujours en retard par rapport au groupe. Si elles sont au niveau aujourd’hui, elles seront en retard demain. [...] Quand le groupe va se développer, les Lois vont changer pour s’adapter au groupe. [...] Le but étant de stabiliser la société, cette Loi qui était à la base interdite, commence à se répandre, cela créée une instabilité dans la société. Comment gérer cette instabilité ? On va la légaliser, quelle soit bonne ou mauvaise, pour stabiliser la société.
Alors que la grande finalité de la Charia, c’est l’organisation de la Oumma et le maintient de cet ordre. Les Lois de la législation sont éternelles, et ne changent pas en fonction du changement de la société ou du groupe. Cela implique la souplesse, les facteurs d’adaptabilité de les lois de la Charia. Il faut de facteurs pour que la Charia puisse s’adapter à n’importe quelle contexte. Et aussi que les Lois de la Charia sont d’un tel niveau et de sublimité, qu’elles soient toujours en avance par rapport au groupe, alors que pour les Lois humaines, c’est toujours le groupe qui est en avant. »
[22:00]
« Les premiers états à avoir pris cette direction, c’est-à dire le fait de diriger le peuple selon la pensée de ceux qui le dirigent, il faut que le peuple pense comme nous. D’où les slogans : « rendez-nous nos enfants. » On veut éduquer les enfants selon un mode de pensée. A la base, la Loi n’entre pas dans ce genre de considérations. Mais les premiers états à avoir pris cette direction, c’était la Russie, la Turquie d’Attatürk, l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie. Mais après, tous les états sont partis dans le même chemin. On a un peuple pour lequel on va non seulement organiser la vie, mais aussi l’orienter vers une pensée que les détenteurs du pouvoir jugent la plus adéquate pour la société.
Alors que la Charia c’est le contraire, c’est la Charia qui va créer le groupe et l’orienter. Elle vise avant tout à la construction d’individus vertueux,pour la construction d’une société vertueuse et l’établissement d’un état exemplaire. »
[27:29]
« Le terme Charia, littéralement, c’est la voie, exposer, éclaircir, c’est la voie qui mène vers la félicité, et au niveau terminologique, c’est l’ensemble des prescriptions pratiques que Allah a préscrit à ses serviteurs à travers le Coran et la Sunnah et à travers les autres sources et ainsi que l’Islam, c’est une croyance et une législation, la Charia est l’ensemble des prescriptions dans tous les domaines et non pas uniquement au code pénal. »
[30:06]
Conférence du prédicateur de l’UOIF Moncef Zenati le 21 mai 2014 à Paris, dans le cadre des conférences « Havre de Savoir » (hard-copy)

Le prédicateur Moncef Zenati met en concurrence le droit positif c’est à dire les lois humaines, et la Charia (lois divines).
Les lois humaines seraient inférieures car elles sont changeantes, selon le bon vouloir des hommes, alors que dans le droit musulman, « les Lois de la législation sont éternelles ». Il en découle que les lois humaines seraient inférieures car elles sont en retard sur la société, « imparfaites » puisque issues de la pensée de l’homme et non de Dieu, alors que les Lois de la Charia sont d’un « tel niveau et de sublimité », qu’elles sont toujours en avance sur la société.
Les lois humaines sont totalitaires, elles orientent la pensée des hommes comme dans « l’Italie fasciste et l’Allemagne nazie ».

Dans la Mosquée du Havre, Moncef Zenati incite par son sermon les Musulmans à se détourner de la société civile française, constituée de lois inférieures, base du fascisme, « réflétant l’imperfection de l’être humain et sa faiblesse », et à s’orienter vers la Charia, la vraie Loi qui « mène vers la félicité », et la « construction d’une société vertueuse et l’établissement d’un état exemplaire ».
Il faudrait demander à Moncef Zenati ce qu’il pense des sanctions punissant le vol et l’adultère, et si elles font partie de « la sublimité » de la Charia tant vantée par le prédicateur :
« Le voleur et la voleuse, à tous deux coupez la main, en punition de ce qu’ils se sont acquis, et comme châtiment de la part d’Allah. Allah est Puissant et Sage. »
Le Coran 5:38
« La fornicatrice et le fornicateur, fouettez-les chacun de cent coups de fouet. Et ne soyez point pris de pitié pour eux dans l’exécution de la loi d’Allah – si vous croyez en Allah et au Jour dernier. Et qu’un groupe de croyants assiste à leur punition. »
Le Coran 24:2

Il est important de noter que la Charia a été déclarée INCOMPATIBLE avec les exigences d’une société démocratique et laïque par un arrêté de la CEDH (Cour Européenne des Droits de l’Homme) du 13 février 2003.

Le système islamique est clairement incompatible avec les démocraties des sociétés occidentales. Y-a-t-il une idéologie de conquête véhiculée par les responsables de l’UOIF, de subversion, d’influence pour imposer les règles et principes de l’Islam ? On peut se faire une opinion par soi-même en écoutant Amar Lasfar devant des Fidèles Musulmans de Lille.

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Dans une conférence à l’Institut musulman rattaché à la Grande Mosquée Al Imane de Lille, Amar Lasfar développe l’histoire de la progression de l’Islam en France (hard-copy)

« Nous les Musulmans, en matière de Foi, nous croyons qu’il y a une seule Foi, tout en admettant plusieurs Lois. Moïse était Musulman, et il avait une Loi propre à lui. Jésus était Musulman, en matière de Foi, mais il avait une Loi, parce que toute Loi est fonction de l’environnement, du contexte historique, du contexte géographique, du lieu, du temps, de l’environnement, de la mentalité qui diffèrent d’un lieu à un autre. Par contre, la Foi ne peut pas différer. Adam qui est à l’origine Musulman et prophète, croyait et avait la même Foi que nous avons aujourd’hui. La Foi d’Adam, d’Abraham, de Noé, de Jésus, de Moïse, c’est la même Foi que nous avons aujourd’hui, c’est quoi ? l’Unicité de Dieu. L’Unicité de son Message, la vie après la mort, le Jugement dernier. »
[03:03]
« 1989, ça nous rappelle la première affaire du foulard. Le collège de Creil, deux marocaines et deux turques, qui un beau jour, sont allées à l’école avec leur foulard. Elles ont oublié d’enlever le foulard chez elles. Cet oubli, reflète un état d’esprit : « Je n’ai plus besoin de me cacher, je veux être moi-même à la maison et en dehors de la maison ». Dehors, c’est ma maison, elles ont en quelque sorte élargi dehors, c’est ma demeure, donc je suis chez moi, même dans la rue. C’est le signe de la réussite de l’intégration. Or, pour un certain nombre de sociologues, notamment Tribalat (Michelle) et Kepel (Gilles) et les autres, tout de suite ils ont crié : « Au secours ! c’est l’échec de l’intégration ! ». Du moment que cette fille a accepté d’apparaître au grand jour avec sa spécificité, et ce qui fait sa différence, « je suis chez moi, je peux me permettre des choses ! ».
[30:41]
« l’intégration ne concerne pas les signes religieux, et c’est très grave, c’est ce que j’appelle l’hypocrisie de la politique française. La France est restée 132 ans en Algérie, la femme algérienne de l’époque, rares sont celles qui ne portaient pas le foulard. [...]
Les femmes s’enfermaient et ne laissaient apparaître qu’un seul oeil, et on trouvait ça normal, parce qu’on respecte leur spécificité, et pourtant, c’était des françaises, parce que l’Algérie était française. [...].
La loi de 1905 ne s’appliquait pas en Algérie, et pourtant les savants algériens de l’époque voulaient être régi par la Loi de 1905. C’est quoi la Loi de 1905 ? La France va laisser le côté religieux aux algériens, mais non, non ! L’Islam jusqu’en 1961 était la religion d’état en Algérie, c’est-à-dire que la France appliquait la Charia en Algérie. C’est elle qui nommait les imams, c’est elle qui était responsable administratif de la religion en général. Elle a géré les affaires de la religion pendant presque un siècle et demi. »

[37:15]
Pour justifier les revendications islamiques, en particulier le port du voile à l’école, Amar Lasfar explique que pendant la période coloniale en Algérie, les algériens et algériennes suivaient les traditions islamiques, intégrés dans la France laïque et républicaine, et que cela ne posait pas de problèmes.
En Algérie, la France n’a pas cherché à dénaturer et à effacer la culture et les traditions locales issues de l’Islam. Les femmes voilées sont restées voilées, les enfants algériens ont continué de manger de la viande halal dans les cantines scolaires, les hommes continuaient de prier cinq fois par jour, la polygamie était naturelle et autorisée, la juridiction islamique a constitué en partie la base de la législation en Algérie française, comme elle l’était avant que les français ne prennent possession de la Régence d’Alger en 1830 (alors sous domination turque).
La France et l’Algérie constituaient deux modes de vie, issues de deux civilisations radicalement différentes et incompatibles.
Le « statut de l’indigénat » faisait une distinction nette entre les citoyens français et les sujets musulmans.
Les musulmans algériens ne pouvaient être naturalisés français que s’ils en faisaient explicitement la demande, après une longue procédure administrative, la production de justificatifs, une enquête, le Musulman devait se présenter finalement devant le maire et « déclarer abandonner son statut personnel pour être régi par les lois civiles et politiques françaises ».
Une politique de naturalisation très restrictive, résultat : en cinquante ans (de 1865 à 1915), 2396 musulmans d’Algérie sont naturalisés français. Entre 1919 et 1930, 1204 musulmans sont naturalisés, pour 1547 demandes déposées. En 1962, l’année de l’indépendance, seuls quelques dix mille musulmans sont pleinement français, autant dire, une goutte d’eau.

« Il est difficile d’occuper la rue. Aujourd’hui les Musulmans dépassent de loin ça. Ils prient dans la rue. Il leur est déconseillé de prier dans la rue, mais ils n’ont pas de place dans les Mosquées, notamment en région parisienne. Au lieu de leur dire : « Pourquoi vous priez dans la rue ? », ouvrez-leur des salles de prières. Et ma lecture de ça, c’est que c’est une réussite de l’intégration. C’est-à-dire que nous avons accepté de prier Dieu dans la rue. On va bénir la rue, on ne va pas la salir, on va bénir la rue.
Qui dit prière dans la rue, je vais mettre mon visage. Ce que j’ai de précieux, je vais mettre mon nez, mon front, et je vais dire :« sub’an Allah » sur le bitume. Vous croyez que je le fais par orgueil ? Si on n’était pas des Musulmans, qui accepterait de mettre son visage par terre ? Surtout une fille ? [...] Donc ne lisez pas cette lecture que nous occupons la rue, nous bénissons la rue. »

[47:50]
« La revendication sociale, culturelle et identitaire. [...] Ce n’est pas la peine de nous donner des leçons dans l’identité et la citoyenneté, nous sommes des citoyens, nous assumons nos devoirs et nos prérogatives, mais comptez sur nous pour revendiquer tous nos droits rien que nos droits bien sûr, on va occuper tout l’espace que nous offre généreusement la laïcité française. La laïcité est généreuse, mais les laïcs ne le sont pas ou le sont moins. »
[49:07]

-                                          668623MosqueUOIFAmarLasfarislamisation antichristianisme

Amar Lasfar explique aux Musulmans de l’institut culturel de la Grande Mosquée Al-Imane de Lille-sud, la stratégie de conquête de la France en cinq phases pour « influencer » la République. Le but non avoué étant d’atteindre le haut de la pyramide, le sommet de l’État.

« Aujourd’hui, on ne parle plus que l’on veut une place. On parle de citoyens, on parle de revendications, on parle d’interpellations, on ne parle plus de nous donner des miettes. Pour conclure et schématiser les cinq phases : la phase de l’acceptation, la phase de l’intégration, la phase de la participation et de la contribution, notamment sociale, économique et politique, la phase du rayonnement et pourquoi pas la cinquième phase, la phase de l’influence. Nous aussi on peut influencer le déroulement de l’Histoire. Nous réduire uniquement à une masse de consommateurs, c’est une atteinte à ce que nous portons comme civilisation. »
[52:28]
« Influencer en matière de civilisation. L’Occident a influencé le monde Musulman pendant des siècles et des siècles, et on n’a pas trouvé ça anormal, la démocratie on l’a prise, les droits de l’homme on a pris, mais l’Islam n’est pas uniquement des personnes ou un nombre de consommateurs. Il peut lui aussi prétendre, non pas être un donneur de leçons, mais apporter sa pierre. Il l’a fait pendant douze siècles, et la période andalouse est là pour en témoigner. Et bien nous, nous pensons que nous pouvons apporter quelque chose sur le plan civilisationnel. »
[57:28]

Dans la prédication de Amar Lasfar, il y a les Musulmans et les autres.
Les Musulmans doivent influencer la société et les politiques afin de pouvoir revendiquer leurs droits : port du voile islamique dans les écoles et au travail sans aucune restriction, viande halal dans les cantines, application des lois islamiques de la charia : non mixité sociale homme/femme, jours fériés musulmans, demande de salles de prières sur les lieux de travail, restriction spéciales pendant le Ramadan, construction de Mosquées sous la menace de prières de rue (les prières de rue sont une bénédiction et un signe d’intégration d’après Amar Lasfar !)
.
Cette conférence est à rapprocher de l’idéologie développée par Amar Lasfar dans cet autre texte :
« Dans l’islam la notion de citoyenneté n’existe pas, mais celle de communauté est très importante, car reconnaître une communauté, c’est reconnaître les lois qui la régissent. Nous travaillons à ce que la notion de communauté soit reconnue par la République. Alors, nous pourrons constituer une communauté islamique, appuyée sur les lois que nous avons en commun avec la République, et ensuite appliquer nos propres lois à notre communauté »
Amar Lasfar cité dans « La cité mode d’emploi », Homme et migration, n° 1218, mars-avril 1999 p.55 « 

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Les organisateurs de l’UOIF en démonstration lors du Rassemblement Annuel des Musulmans de France (RAMF) au Bourget en avril 2014, développent une propagande politique antisioniste et pro-palestinienne : « nous sommes tous des palestiniens ! » (hard-copy)

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