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11 novembre, 2010

Pour la Grande Mosquée de Lyon : « La Femme devrait se prosterner devant son mari »

Classé dans : Politique — islamineurope @ 11 h 05 min

La grande mosquée de Lyon a été inaugurée le 30 septembre 1994 par Charles Pasqua, Ministre des cultes, Michel Noir maire de Lyon, et l’Ambassadeur d’Arabie Saoudite des autorités civiles et religieuses de la ville. Elle peut accueillir jusqu’à 2500 fidèles et dispose d’un minaret et d’une école pouvant accueillir les jeunes afin de parfaire leur Connaissances de l’Islam.

Le Saint Coran et la Sunna sont les fondements des valeurs spirituelles et morales qui forment l’éthique musulmane. La Sunna représente la pratique ordinaire du Prophète Mohammed, par lequel le Coran a  été révélé, dont la vie représente le modèle à suivre. La pratique est rapportée par des contemporains du Prophète dans les Hadiths, recueil de citations devant être suivies par tout bon Musulman.

Le site Internet de la Grande Mosquée de Lyon mentionne certains de ces Hadiths, en voici quelques extraits, concernant la condition des Femmes. (Sur la page d’accueil, cliquer sur « Apprendre l’Islam –> « recueil de Hadiths » –> « 35 – Le droit du mari sur sa femme » – copie de la page)

 

35 – Le droit du mari sur sa femme

1. Chapitre 4 – verset 34: «Les hommes ont la charge et la direction des femmes vu les avantages que Dieu a accordés aux uns de préférence aux autres et vu ce qu’ils ont dépensé de leur argent. Les vertueuses sont pleines de crainte pieuse et sauvegardent le dépôt (de leur mari en son absence) par la sauvegarde de Dieu».

281. Selon Abou Hourayra (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Quand l’homme appelle sa femme à son lit et quand elle n’y répond pas et qu’il passe sa nuit plein de colère contre elle, les Anges ne cessent de la maudire jusqu’au matin».

284. Selon Talq Ibn ‘Ali (das), le Messager de Dieu (bsdl) a dit: «Quand l’homme appelle son épouse pour satisfaire son désir, elle doit y répondre même si elle est en train de cuire son pain». (Rapporté par Attirmidhi et Annasâ’i)     

285. Selon Abou Hourayra (das), le Prophète (bsdl) a dit: «Si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner devant son semblable, j’ordonnerais sûrement à la femme de se prosterner devant son mari». (Rapporté par Attirmidhi)

L’Imam ‘Alî (das) dit aussi: «La femme est un grand mal et son plus grand mal est qu’on ne peut s’en passer». Ce sont les gens prodigues et trop avides des plaisirs de ce monde qui deviennent les esclaves de leur passion pour les femmes. C’est cette même passion qui les pousse à aimer les autres biens terrestres (argent, pouvoir, notoriété etc…) et à les rechercher par tous les moyens en dépit de toute justice, de toute morale et de tout honneur.

Si ces Hadiths peuvent être considérés comme dépassés, pourquoi le site mentionne-t-il ce chapitre ? La Mosquée de Lyon en publiant ces Ecrits cautionne ouvertement l’inégalité Homme/Femme, incompatible avec nos Valeurs Républicaines. La Femme Musulmane doit être soumise à son mari.
Quelle vision de la Femme ont alors les Musulmans (Hommes) fréquentant cette Mosquée ? On est également en droit de se poser la question : est-ce que ces Hadiths sont enseignés aux jeunes Musulmans fréquentant l’école de la Mosquée ?

Pour la Grande Mosquée de Lyon :

Mosquée de Lyon et son minaret

9 novembre, 2010

L’Islam, adepte de l’Esclavage négrier depuis 14 siècles

Classé dans : Politique — islamineurope @ 22 h 23 min

Le Coran est, pour les Musulmans, la Parole Divine, Définitive et Eternelle, non modifiable, soufflée mot par mot au Prophète Mohammed par l’ange Gabriel. On découvre des passages du « Livre Saint » encourageant l’Esclavage :

« Et si vous craignez de n’être pas justes envers les orphelins,…Il est permis d’épouser deux, trois ou quatre, parmi les femmes qui vous plaisent, mais, si vous craignez de n’être pas justes avec celles-ci, alors une seule, ou des esclaves que vous possédez. Cela afin de ne pas faire d’injustice (ou afin de ne pas aggraver votre charge de famille) »
Le Coran – An’Nisa – 4:3

 « Et quiconque parmi vous n’a pas les moyens pour épouser des femmes libres (non esclaves) croyantes, eh bien (il peut épouser) une femme parmi celles de vos esclaves croyantes. »
Le Coran – An’Nisa – 4:25

 « Il n’appartient pas à un croyant de tuer un autre croyant, si ce n’est par erreur. Quiconque tue par erreur un croyant, qu’il affranchisse alors un esclave croyant et remette à sa famille le prix du sang, à moins que celle-ci n’y renonce par charité. »
Le Coran – An’Nisa – 4:92

l’Islam a crée, encouragé et cautionné 14 siècles d’esclavage négrier :

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http://www.dailymotion.com/video/x7cyjq

http://www.dailymotion.com/video/x7dqo4

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Il faut savoir que ces préceptes édictés par le Coran sont encore en vigueur en 2010, au Soudan par exemple, sous la Loi de la  Charia (Droit Musulman) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Esclavage_au_Soudan

Discours de Paul Weston à Amsterdam – 30 octobre 2010 : « Aux dirigeants qui livrent l’Occident à l’islam, “nous vous demanderons des comptes”

Classé dans : Politique — islamineurope @ 20 h 36 min

Bonjour, mon nom est Paul Weston et je représente l’International Free Press Society. Je suis ici aujourd’hui parce que nos élites libérales ont trahi nos pays pour l’islam.

Il y a 42 ans, le politicien britannique Enoch Powell a prononcé son célèbre discours des « rivières de sang » dans lequel il déclarait que «la fonction suprême de l’homme d’Etat est de parer aux fléaux évitables.» Nos politiciens d’aujourd’hui font exactement le contraire : ils promeuvent activement un fléau évitable.

Il y a quatre-vingts ans, un homme, Winston Churchill a été très clair sur la prévention d’un mal manifeste et actuel, Herr Hitler et les nazis. Mais Churchill était la voix solitaire qui crie contre la vague d’apaisement, et un carnage qui aurait pu être évité a eu lieu avec une intensité redoublée.

L’Europe se retrouve aujourd’hui dans une situation similaire. L’islam croît aux plans démographique, territorial et militant tout en étant présenté comme une «religion de paix» par des politiciens lâches et carriéristes du type que ceux qui ont apaisé Hitler.

Pour Winston Churchill, l’islam n’était pas une religion de paix. Il l’a décrite comme une religion de sang et de guerre. Toute personne ayant une connaissance de la fondation et de l’histoire de l’expansion islamique sait que c’est la vérité.

Mahomet était un seigneur de guerre. Et il excellait. Il a vaincu militairement et converti la plupart des tribus païennes et chrétiennes de la péninsule arabique. Après sa mort, l’islam s’est rapidement répandu par l’épée, il a vaincu d’anciennes civilisations et envahi des continents.

Aujourd’hui, l’islam est en Europe, il est en Occident, et il exige ce qu’il a toujours exigé : la domination islamique totale. Et si nous voulons résister, ils utilisent la terreur contre nous.

Nos politiciens traîtres continuent pourtant de parler d’une «religion de paix », et ils nous disent que si nous refusons cette notion fantasmatique et ridicule et choisissons plutôt de croire Churchill qui disait que l’islam est une religion de sang et de guerre, nous serons jetés en prison.

Bien sûr, l’islam n’est pas une religion de paix. Son fondateur était un guerrier, et le plus grand honneur accordé à un musulman est la promesse de hordes de houris parfumées et de rapports sexuels éternels dans l’Au-delà qui ne se méritent pas des actes de bon samaritain mais en mourant en martyr en combattant pour répandre l’islam impérialiste.

Islam signifie littéralement soumission. Quel genre de religion se donne le nom de soumission ?

L’islam divise le monde en deux sphères : la Maison de l’islam (soumission) et la Maison de la guerre. Quel genre de religion se définit par la conquête militaire?

Pourtant, nos dirigeants nous disent que nous ne pouvons pas critiquer l’islam parce que c’est une religion, pendant que l’Organisation de la conférence islamique s’efforce, avec la connivence des Nations unies, de rendre illégale toute critique de l’islam.

Mais l’islam est beaucoup plus qu’une religion. Il s’agit d’un cadre politique, social, juridique et structurel qui domine totalement la vie d’un dévot musulman, et souhaite incidemment dominer aussi la vie de tous les dévots non musulmans.

L’islam est profondément intolérant et profondément antidémocratique. Il ne croit pas aux lois édictées par les hommes dans une démocratie, préférant se conformer à la parole absolue d’Allah telle qu’elle a été interprétée au 7e siècle par un analphabète du désert.

Nos politiciens ont importé cette idéologie intolérante et antidémocratique dans les démocraties libérales de l’Occident, puis ils osent nous criminaliser quand nous nous y opposons !

Mais comment ne pas critiquer l’Islam? Nos politiciens peuvent-ils vraiment protéger l’islam en tant que religion, le mettant ainsi hors de la portée de la loi ?

Quand des homosexuels sont pendus à des grues, est-ce l’islam politique en action ou l’islam religion? Quand des femmes adultères sont enterrés jusqu’aux épaules puis lapidées à mort, est-ce l’islam politique ou l’islam religion ? Quand les musulmans qui veulent quitter l’islam sont condamnés à mort, est-ce l’islam politique ou l’islam religion ? Quand des femmes et des filles sont tuées par des maris, des pères et des oncles pour préserver l’honneur familial, est-ce l’islam politique ou l’islam religion ?

S’il s’agit de l’islam politique, il faut dénoncer sa cruauté et sa barbarie. Si c’est l’islam religion, comment peut-on ne pas la dénoncer également ? Ce qui est mal est mal et ce qui est barbare est barbare et ne peut être soustrait à la critique en s’abritant sous le mot «religion».

En criminalisant la liberté d’expression, nos dirigeants socialistes montrent leur ambition dictatoriale. La liberté d’expression est la marque d’une société libre. La supprimer est un acte totalitaire d’autant plus grave que cette liberté est notre seul moyen de défense dans l’opposition pacifique à l’idéologie totalitaire islamique étrangère.

J’espère que vous saisissez l’ironie de la situation. Pour protéger et promouvoir une idéologie totalitaire étrangère, nos gouvernants sont prêts à utiliser des méthodes totalitaires domestiques pour nous empêcher de défendre notre démocratie et notre liberté.

L’Occident se conforme à la Convention européenne des droits de l’homme. Mais pas l’islam. Ils ont plutôt signé la Déclaration du Caire sur les droits de l’homme en islam.

Et ils ont une réserve très importante: en cas de conflit entre la charia et les droits de l’homme, devinez ce qui l’emporte ? Tout à fait. La charia prévaut sur les droits de l’homme.

C’est comme si un signataire de la Convention de Genève assassinait et torturait des prisonniers de guerre mais qu’il échapperait à un procès pour crimes de guerre parce que «ça fait partie de sa religion. »

Quand nos politiciens prétendent que l’islam est une religion de paix et laissent les musulmans imposer leurs lois chez nous, à l’Union Européenne et à l’ONU, alors nos politiciens trahissent leur pays et trahissent leur peuple. C’est un acte de haute trahison.

«Peut-on commettre un acte de trahison en période de paix ? » se demandent certains. Mais sommes-nous vraiment en paix ?

Nous ne nous considérons pas comme étant en guerre avec l’islam, mais l’islam se considère, lui-même, comme étant en guerre contre nous.

Et cette guerre nous sommes en train de la perdre. Sur les plans du territoire, de la démographie, de la politique et de la démocratie.
En effet, cette guerre est une agression sur deux fronts. D’un côté l’islam radical, de l’autre la trahison de la gauche.

On impose à nos enfants de célébrer le multiculturalisme et l’islam, sans leur dire la vraie histoire de l’islam violent et expansionniste.
Par contre, on leur raconte que leur propre histoire, leur religion, leur culture, leurs traditions, leur existence même, est juste une litanie d’impérialisme, de racisme, de meurtres et d’esclavage. C’est l’une des techniques psychologiques efficaces dont le but est de rendre l’ennemi sans défense, ou, pour citer Alexandre Soljenitsyne, « afin de détruire un peuple, il faut d’abord détruire ses racines ».

Un gouvernement qui fait subir cela à son propre peuple, à ses propres enfants, est un gouvernement qui, manifestement, mérite d’être renversé.

Quelqu’un peut-il vraiment argumenter en disant qu’un gouvernement qui flatte l’envahisseur étranger, tout en arrachant les défenses psychologiques et légales de ses propres citoyens, est un gouvernement qui ne serait pas coupable de haute trahison ?
Maintenant, nous arrivons à une partie plus réjouissante de ce monologue déprimant, parce que dans ce moment de la bataille, nous avançons. Lentement, il est vrai, mais constamment, et je pense que personne ne pourra nous arrêter.

Geert Wilders en Hollande, René Stadtkewitz en Allemagne, dont la popularité soudaine a obligé Angela Merkel à faire un virage à 180 degrés et à dénoncer le multiculturalisme.

Les Démocrates Suédois, Heinz-Christian Strache en Autriche, le Parti du Peuple Suisse, et en Angleterre où nous prévoyons un mouvement politique qui reprendra le flambeau de l’English Defense League et qui grandit rapidement.

Et cette croissance ne peut que s’accélérer. De plus en plus de gens ont pris conscience de la nature de l’islam et de la profondeur de la trahison des gouvernants de gauche, et plus important, dans la mesure où les gens perdent leur crainte d’être traités de racistes – cette étiquette ayant été spécialement inventée pour nous retirer toute résistance contre un envahisseur racialement désigné et qui utilise le thème racial comme arme contre nous.

En fait, regardons de près cette étiquette « raciste » maintenant. Ce n’est pas raciste de défendre notre pays contre une menace évidente et grandissante. Ce n’est pas raciste de défendre notre culture, notre héritage et nos traditions. Ce n’est pas raciste de s’efforcer d’assurer un avenir démocratique à nos enfants et à nos petits-enfants.

Si vous choisissez de ne pas défendre votre culture, votre pays et un avenir démocratique pour vos enfants, alors vous pouvez vous tapoter l’épaule dans les cocktails au champagne des « non racistes » socialistes à Islington. Vous pouvez adorer les idoles «anti-racistes» des autres autant que vous adorez les vôtres, mais cela n’enlève en rien de ce que j’ai dit de vous : des traîtres.
Vous êtes un traître à votre patrie, un traître à votre culture, et un traître envers vos enfants à naître.

Et de plus vous êtes un vrai raciste, un raciste génocidaire. Dans une génération à peine, les jeunes Européens de souche vont devenir une minorité ethnique dans leur propre pays, si l’immigration de masse et la démographie galopante des musulmans continuent à ce rythme.

On peut appeler cela poliment une immigration de remplacement. Plus crument, cela s’appelle un génocide non sanglant.
L’ONU est très clair sur ce point. La définition d’un génocide est la suivante, je cite :

« Article 2 : Dans la présente convention, le terme génocide signifie tout acte commis avec l’intention de détruire, totalement ou en partie, un groupe national, racial ou religieux ».

Nous avons été trahis.

L’un des plus tristes aspects de cette trahison est l’effet produit sur nos vétérans, sur tous ceux qui ont combattu pour leur pays et qui sont encore une vivante mémoire.

L’ancien pilote de Spitfires, Alex Henshaw, est décédé il y a trois ans. Il était parfaitement conscient de la trahison politique de son pays. Il a dit :

« Je ressens une profonde tristesse en pensant aux hommes jeunes que j’ai connus et qui ont donné leur vie pour une cause à laquelle ils croyaient. Je me dis souvent, si ces hommes jeunes revenaient maintenant et marchaient dans leurs villages, leurs villes, et voyaient ce qu’il nous advient, ils se diraient : nous avons été trahis ».

Oui, Mr Henshaw, vous avez été tous trahis, et vous tous, gauchistes, socialistes et verts, vous allez devoir reconnaître ce que vous avez fait.

Allez donc faire un tour dans vos villes, vos villages, et regardez les centaines de milliers de tombes, comme un testament du sacrifice ultime fait par des hommes jeunes, afin que vous puissiez vivre, aujourd’hui, en toute liberté dans une démocratie.

Vous allez devoir apprendre que ce n’est pas une simple trahison, mais une triple trahison :

  •  La trahison de tous nos parents qui ont combattu pour notre liberté,
  • La trahison de ma génération, que vous menacez d’emprisonner lorsque nous défendons l’héritage de notre liberté, et
  •  La trahison de nos enfants à naître, qui, sauf si nous n’arrêtons pas les tendances, immédiatement, vont hériter d’un pays ravagé par des haines tribales et religieuses, ce qui entraînera, inévitablement, une gigantesque guerre multiculturelle à échelle continentale qui fera ressembler le conflit Yougoslave à une légère escarmouche.

Et, bien sûr, c’est la trahison totale de la liberté et de la démocratie.
En effet, la liberté et la démocratie ne sont pas apparues magiquement. Elles ont évolué sur 2500 ans, enracinées dans l’héritage Gréco Romain et Judéo Chrétien, et elles été défendues dans le sang et le sacrifice.

La démocratie et la liberté ne sont des possessions personnelles dont les socialistes pourraient disposer à leur gré, sans notre accord, au profit des descendants de guerriers du désert vivant encore comme au 7ème siècle, et qui jugent notre attachement à la démocratie comme une simple faiblesse à utiliser contre nous.
Je ne blâme pas l’islam. Les islamistes font exactement ce qui est prescrit dans leur livre.

Mais je blâme nos politiciens. Il y a deux camps dans cette guerre de civilisation, et nos politiciens sont dans le camp de l’ennemi.

Alors, je leur dis :

Vous avez les leviers du pouvoir en ce moment, mais nous effectuons une ascension irrésistible. Pensez-vous sérieusement que vous pourrez continuer à faire tout ce que vous avez fait subir à votre propre peuple, sans des répercussions futures ?

Vous pouvez encore arrêter tout cela, si vous le choisissez, tout simplement, en mettant l’intérêt de votre peuple avant celui de l’islam.

Mais vous ne le ferez pas, n’est-ce pas ? Alors, vous nous mettez dans une mauvaise posture. Si nous ne faisons rien, nous devons accepter que nos enfants devront vivre un jour sous le joug des lois de la charia.

Et si nous faisons quelque chose, alors ce sera, par définition, une révolution. Mais ce n’est pas nous qui l’avons voulue. C’est vous. La plupart d’entre nous étions satisfaits de tondre notre pelouse, d’aller au travail et de payer nos impôts.
Vous avez fait de nous des révolutionnaires. Votre comportement montre que vous avez plus peur de l’islam que de nous, mais laissez-moi vous dire ceci, à vous tous, menteurs et traîtres carriéristes socialistes :

Vous détenez le pouvoir maintenant, mais dans une décennie nous détiendrons le pouvoir et nous vous demanderons des comptes. Nous vous traînerons devant un tribunal du style Nuremberg où vous serez jugés pour haute trahison, où vous serez jugés pour crimes contre l’humanité, et pour la première fois depuis longtemps, nous serons vos juges.

Source : Gate of Vienna  Traduction par Poste de Veille en collaboration avec Suzanne, (un grand merci ). Sous-titres en Français réalisés par Rijo.

Discours de Paul Weston à Amsterdam - 30 octobre 2010 :

Paul Weston

8 novembre, 2010

Islam et Vérité : la Parole de l’Abbé Pagès

Classé dans : Politique — islamineurope @ 1 h 41 min

1) La vérité du Coran

http://www.dailymotion.com/video/xcn9zn

2) Le Coran, la Bible et la Thora

http://www.dailymotion.com/video/xcqlm7

3) versets abrogeants et abrogés
http://www.dailymotion.com/video/xcwhp2

4) Coran versets abrogeants et abrogés (partie 2)
http://www.dailymotion.com/video/xd0h7o

5) Jésus est le Messie !
http://www.dailymotion.com/video/xd6ily

6) Les procédés du Coran

http://www.dailymotion.com/video/xd9wee

7) Qui est Allah ?

http://www.dailymotion.com/video/xefw1h

8) Qui est Allah ?  l »inconnaissable »!

http://www.dailymotion.com/video/xexcyj

9) Minarets, Mosquées et islamisation

http://www.dailymotion.com/video/xbisay

10) Hallal / Haram (Religion et Loi)
http://www.dailymotion.com/video/xdrao3

11) Hallal / Haram (pur / impur)

http://www.dailymotion.com/video/xdnrnr

12) La grande preuve pour les Musulmans

http://www.dailymotion.com/video/xdug0e

7 novembre, 2010

Les Miracles Scientifiques de la Sainte Bible : le Big Bang, la Naissance de l’Univers

Classé dans : Politique — islamineurope @ 20 h 17 min

Les avancées les plus récentes en cosmologie quantique, en théorie de la Relativité Générale ont pour origine des précurseurs ayant étudié les équations de la théorie de la Relativité Générale d’Einstein. Le chanoine catholique et physicien belge Georges Lemaître fait parti des tous premiers pionniers ayant formulé dès 1927, la possibilité de Création de l’Univers par une explosion Originelle de l’Univers, puis son expansion.

Les Miracles Scientifiques de la Sainte Bible : le Big Bang, la Naissance de l'Univers dans Politique lemaitreeinstein

Georges Lemaître et Albert Einstein – Georges Lemaître fut un des précurseurs de la théorie du Big Bang

Le Physicien russe Alexandre Friedmann, en cherchant les solutions des équations de la Relativité Générale, par  le calcul tensoriel d’Einstein, va véritablement mettre en évidence également la possibilité d’une expansion de l’Univers.
Cette expansion obtiendra une première preuve expérimentale par la découverte faite par l’astronome américain Edwin Hubble de la fuite des galaxie. Toutes les galaxies s’éloignent les unes des autres,  et ce d’autant plus vite qu’elles sont éloignées, montrant de ce fait que l’Univers ne cesse de s’étendre.

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Alexandre Friedmann – Physicien russe, un des  premiers à avoir théoriser l’expansion de l’Univers.

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équations générales de Friedmann dérivées de la Relativité Générale d’Einstein dont certaines solutions décrivent l’expansion de l’Univers. (H taux d’expansion de l’Univers, K courbure spatiale, G constante gravitationnelle, P Pression, 9 densité d’énergie, c vitesse de la lumière)

Il s’avère qu’aux regards des découvertes Fondamentales de la Recherche de la compréhension et de la Théorie sur la Naissance de l’Univers, ces scientifiques se sont arrachés la tête pendant des années dans des calculs et des observations utilisant des appareils ultra sophistiqués (radio-téléscopes, satellites d’observation grandes et petites longueurs d’ondes, calculs tensoriels et métrique d’Einstein, etc…) pour la découverte Scientifique Majeure du XX Siècle, alors qu’ils leur suffisait de lire le Livre Saint pour découvrir leur théorie ENTIEREMENT DECRITE DANS LA PREMIERE PAGE DE LA BIBLE IL Y A 2000 ANS !!!!

Lisons ensemble les Paroles de Vérité :

« La terre était informe et vide:
il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme,
et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. »

La Sainte Bible – Genèse 1:2-3

Il est tout à fait extraordinaire de voir la précision avec laquelle La Bible nous décrit le détail de la Naissance de l’Univers. Des termes qui paraissaient assez vagues pour les gens des siècles précédents, se révèlent être d’une précision extrêmement concises au fil des découvertes scientifiques.

La Génèse décrit en fait précisément et parfaitement, dans l’ordre chronologique, les premiers instants de l’Univers.

 

1) La « Terre était informe et vide« 
Les termes « informe » et « vide » peuvent être lus à 2 niveaux:
- par le profane, le simple Croyant, qui comprend que la terre n’existe pas encore, que rien n’y habite, qu’elle n’a pas de forme propre.
- par le chercheur à la pointe de la Recherche : « informe », par définition amène à quelques chose de diffus, un brouillard, un magma, une bouillie

Si la Terre est née, c’est donc qu’il y a eu un commencement. Mais qu’il y avait-il avant ce commencement ? En fait, rien. L’univers ne possédait ni galaxies, ni étoiles et ni atomes. Hubert Reeves, astrophysicien, décrit cet avant Big Bang « comme une bouillie de matière informe. Sa description est en accord avec la description Biblique.

Hubert Reeves

Hubert Reeves – Astrophysicien franco-qebecquois de renommée internationale dont la plupart des ouvrages sont devenus des best-sellers.

 

2) « il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme »

Par les ténèbres, on comprends l’absence de Lumière: cette partie de la citation évoque en fait l’instant zéro cosmologique, sans Lumière. Qu’est-ce que l’abîme ? Si on s’en réfère à la définition du dictionnaire : « Cavité naturelle, aux parois abruptes, s’ouvrant au niveau du sol, sans fond apparent, considérée comme insondable. » L’abime à une dimension infinie. Un terme qui a de quoi interloquer, mais qui doit illuminer immédiatement l’Esprit du Physicien d’aujourdhui. Cet « abîme représente l’état de l’Univers à l’instant zéro, une « singularité », un »abîme » de température infinie.

« Bien que la question soit loin d’être élucidée, nous disposons aujourd’hui de solides outils théoriques permettant de théoriser sur l’histoire de l’Univers. Le siècle dernier aura été prolifique comme jamais avec l’apport des théories relativistes d’Einstein, relayées par les preuves observationnelles : fuite des galaxies, expansion de l’Univers, rayonnement de fond diffus cosmologique … On peut aujourd’hui affirmer avec une quasi certitude que notre Univers est bien né à un instant 0, qu’on appelle Big Bang, ou singularité initiale !« 

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L’instant zéro. La Singularité ou « abîme » de température infinie.

 

 

3) « et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux. »

On comprend aujourd’hui que « les eaux » font bien évidemment référence à la fameuse « soupe primitive » tant décrite par les astrophysiciens du XX siècle.

Les avancées techniques et le mise au point d’appareil de mesure très performant, comme le LHC (Large Hadron Collider) ou le collisionneur du Brookhaven National Laboratory (BNL) permettent de recréer les conditions de la Matière quelques instants après sa Naissance. Au BNL, on lance des particules, des ions d’or, à très grande vitesse, proche de celle de la Lumière, et on provoque leur collision. Ce qui fait monter leur température à des degrés jamais atteints jusqu’aujourd’hui. Mais pourquoi échauffer ainsi les ions ? Tout simplement pour obtenir une température suffisante (4000 milliards de degrés!!) pour faire fondre les protons et neutrons dans un plasma de quarks et gluons. Une « soupe primitive » qui, estiment les physiciens, emplissait l’univers quelques microsecondes après le Big Bang il y a 13,7 milliards d’années. Cette recherche, « apporte un éclairage important sur la structure fondamentale de la matière et la première enfance de l’univers », s’est félicité William Brinkmann, directeur du bureau de la science au Ministère américain de l’Energie.

intérieur du LHC
intérieur du LHC (Large Hadron Collider) au CERN de Genève

Les détecteurs situés autour de l’endroit en les particules, lancées à pleine vitesse, et possédant donc une très grande énergie cinétique entrent en collision. Les réactions nucléaires se produisant mettent en évidence les fondements de la matière, la « soupe Primitive » recrée à l’interieur des collisionneurs.

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 Analyse numérique de la « soupe Primitive » par des collisions à l’intérieur des quatre détecteurs du LHC : Lhcb, Alice, Atlas et CMS

 

4) « Que la lumière soit! Et la lumière fut. » 

Que vous rappelle cette citation quand vous la lisez ? Cela saute immédiatement aux yeux. On imagine l’obscurité totale, et soudain, à un instant t, La  Lumière apparaît par une action, un « Déclencheur », brutal (notez le point d’exclamation). Lors de l’Explosion Primordiale, le Big bang, donne naissance aux photons de LUMIERE hautement énergétiques, juste après la « soupe primitive », (remarquez, là encore, la justesse de l’ordre chronologique, la Lumière n’est diffusée qu’APRES que la « soupe primitive » ne soit apparût !) le début de la naissance de notre Univers. La Bible contient environ 1000 pages, dans la Bible Dieu parle, et il est tout à fait remarquable de constater que sa Première Parole Divine se réfère à la Création de la LUMIERE. Qui est ce « déclencheur » ? Il me semble maintenant presque inutile de préciser que cela ne peut être que Dieu lui-même.

Vous avez surement là encore remarqué la lecture à deux niveaux. Dieu ne nous parle pas de « clarté », de « brillance », mais de « Lumière » identifiée comme la Lumière du soleil pour le profane, mais pour le physicien la Lumière a une signification très précise.

En 1965, Arno Penzias et Robert Wilson, deux chercheurs en radio-astronomie, découvrent par hasard, en remettant en état une antenne de liaison satellite, un bruit diffus source d’interférence. Ils ont beau réparer la machine, la tourner dans tous les sens, tout nettoyer, rien n’y fait : ce bruit diffus persiste. Ils pensent d’abord à un problème technique insoluble de leur appareillage et font appel aux meilleurs spécialistes de l’astrophysique. Très vite, ceux-ci, venus sur place, se rendent compte de l’ampleur de la découverte des deux chercheurs. Ce bruit parasite, diffus, n’est rien d’autre que le résidus de la Lumière Originelle, un rayonnement thermique dont la température est estimée à environ 2,7 K (-270°C), provenant directement des tous premiers instants de l’Univers, en accord avec les dernières théories finalisées du Big Bang.

Il est en effet maintenant clairement admis dans la théorie du Big Bang que dès les tout premiers instants de l’Univers, une quantité astronomique de photons, PARTICULES DE LUMIERE est libérée. Depuis, c’est une véritable course pour affiner la compréhension de cette Lumière Originelle. Des satellites toujours plus précis sont envoyés pour déterminer avec précision, la structure et la répartition de ce rayonnement.

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évolution de la précision de détection de la Lumière Originelle au fil de la précion des instruments de mesure et des satellites d’observation. Antenne satellite Penzias et Wilson (1965), le satellite COBE (1992) et le satellite WMAP  (2003).

On peut voir sur ce schéma reproduisant chronologiquement l’évolution de l’Univers que ce rayonnement fossile se refroidi au cours du temps, d’une température inifinie à sa Naissance, il est estimé aujourd’hui, après environ 15 milliards d’années d’existence, à une température de 2,7 degrés Kelvin, (environ -270°C)

bigbang2

 L’évolution de l’Univers du big bang jusqu’à aujourd’hui – on peut voir la Lumière Originelle (photons, petite vaguelettes sur le schéma) se refroidissant au cours de l’expansion par perte d’énergie. D’une température infinie à t = 0 temps de la singularité, à 2,7 K ( environ -270°C) aujourd’hui.

La Lumière est le fil conducteur principal dans la recherche expérimentale pour l’avancée des connaissances scientifiques dans ce domaine. Cette Lumière Primordiale Divine, décrite dans la  Première Parole de Dieu, est une des preuves Fondamentale venue étayer l’existence du Big Bang. Les deux chercheurs recevront le Prix Nobel de Physique en 1978 pour cette découverte.

penziaswilson

Arno Penzias et  Robert Wilson près de leur antenne satellite – Prix Nobel de Physique 1978 pour leur découverte de la Lumière Primitive Originelle

« La terre était informe et vide:
il y avait des ténèbres à la surface de l’abîme,
et l’esprit de Dieu se mouvait au-dessus des eaux.
Dieu dit: Que la lumière soit! Et la lumière fut. »

La Sainte Bible – Genèse 1:2-3

Après avoir lu l’article, relisez de nouveau la citation. Comment ne pas rester admiratif devant la Beauté, la Justesse de ces Ecrits Bibliques ? on peut presque voir et sentir l’Univers naître, tellement ce Message semble clair aujourd’hui.

Il est par ailleurs vraiment remarquable de noter q’un des tout premier précurseur de cette  théorie était un chanoine catholique, Georges Lemaître. Ne serait-ce pas le Saint Esprit qui lui aurait soufflé cette Vérité ? Aujourd’hui, nul ne peut ni l’affirmer, ni le nier.

 

 

 

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Cet article est une réaction à tous les articles que vous pourrez lire sur le net sur les prétendus « Miracles du Coran », ou l’on cherche à vous démontrer que toutes les découvertes scientifiques du Monde Occidental étaient déjà prévues, et en parfait accord avec les Ecrits du Saint Coran.

La technique utilisée pour la démonstration est toujours la même :
- récupérer un article sur une découverte scientifique et ses propriétés.
- saupoudrer cet article scientifque de quelques versets du Coran, et, par interprétation d’un mot ou d’une phrase, les faire concorder (tant bien que mal!) aux faits scientifiques.

Quelques exemples (vus sur le site miraclesducoran.com) :
- « L’Heure est proche et la Lune s’est fendue. (Coran, 54 : 1) » –> prévision de l’atterissage des astronautes sur la Lune en 1969
- « David reçut une insigne grâce de notre part. « O montagne, faites echo à ses cantiques ! » (Sourate Saba,10)
–> création des émetteurs et récepteurs radio
« Et quant à la terre, après cela, il l’a étendue. (Coran, 79 : 30) »
–> la forme sphérique de la Terre
- « N’avons nous pas fait de la Terre un endroit les contenant tous ? » (Sourate al-Mursalate 25) –> La force gravitationnelle de la Terre.

Quelques liens sur ces sites :

http://www.miraclesducoran.com
http://www.aimer-jesus.com/miracles_coran.php
http://www.islam-guide.com/fr/ch1-1.htm

IL N’Y A PAS DE MESSAGE SCIENTIFIQUE DANS LA BIBLE, NI DANS LE CORAN, ce sont des Images symboliques, que l’on peut interpréter à sa guise, il est totalement illusoire d’essayer de corréler les Écrits Saints avec les faits scientifiques.

Les Messages de ces Livres sont Spirituels. En ce qui concerne la Bible, si vous voulez vraiment comprendre Sa Parole, je vous invite à lire le Nouveau Testament (les quatre Evangiles, les Lettres de Saint-Paul, etc…), puis ensuite quelques ouvrages, par exemple :
- Jésus de Nazareth –
Benoît XVI – Champ Essais Flammarion (2007)
-
Paroles du Christ – Michel Henry – Seuil (2002)
Puis vous pourrez lire enfin l’Ancien Testament.

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3 novembre, 2010

Le mythe de la transmission arabe du savoir antique

Classé dans : Politique — islamineurope @ 22 h 49 min

L’Occident a-t-il quelconque enrichissement culturel a bénéficier de la présence massive d’arabo musulmans sur son sol ? A écouter ce qu’on raconte aujourd’hui, nous serions débiteurs d’un legs de culture islamo-arabe,  qui nous aurait fait découvrir la pensée Antique et apporté une impulsion philosophique nouvelle, inoculé lors de l’occupation islamique en Espagne, le fameux âge dit d’Or d’Al-Andalus. Mieux, certains prétendent que la Renaissance n’aurait pu avoir lieu sans les intellectuels arabes, ou encore que nous aurions oublié le grec ancien sans eux. En ces temps de véritables opérations psychologiques visant à légitimer une islamisation croissante de la société française, réaliser une mise au point objective semble indispensable.

    Si la civilisation arabo-musulmane a été, entre le neuvième et quatorzième siècle, en pointe des savoirs de l’humanité, aussi bien sur les plans scientifiques que philosophiques, ce fut en tant que carrefour civilisationnel étendant  son emprise sur des peuples éclairés, ayant pour principal mérite de ramasser et de préserver les précieux enseignements des autochtones conquis. Au niveau philosophique,  la « philosophie orientale » est le fait d’iraniens et non d’arabes ( à l’exception notable d’Al-Kindi) et la philosophie grecque fut transmise aux arabes par les syriaques chrétiens. Avicenne, Al-FarabiAl-Arabi, Sohravardi, grandes figures de la philosophie musulmane dite fasfala, ne furent effectivement pas arabes mais perses et Averroès, un autochtone espagnol. Au niveau scientifique, les découvertes furent par contre généreuses chez les scientifiques arabes. Mais si elles furent le fait d’hommes musulmans, on ne voit pas en quoi l’islam leur permit d’ avancer plus facilement dans la recherche scientifique. Le travail d’un chercheur est indépendant de son affiliation  religieuse, et vanter la qualité intellectuelle des mathématiciens al-Kharezmi ou Ben Moussa, des génies de l’optique Alhazen et Ibn Sahl , des géniaux médecins Avicenne et Al-Razi, ne saurait par corrélation apporter du crédit à l’islam.

                            

 L’Orient  avant l’apparition de l’islam 

   Formidable carrefour d’échanges culturels l’Orient fut donc un espace où prospérait les héritages Antiques. Tatien un des tout premiers philosophes chrétiens d’Orient, disciple de l’apologiste Justin à Rome, retourna en Assyrie après avoir dirigé une école de philosophie dans la ville éternelle. Hellénisé, il tenait cependant à marquer  le caractère particulier du savoir oriental, qui brillait déjà avant les apports grecs comme aimait le souligner Tatien , son Discours aux Grecs rédigé vers 169 est à ce titre explicite :

« Laquelle de vos institutions ne doit-elle pas à des Barbares son origine ? […] Aux babyloniens, nous devons l’astronomie ; aux Perses, la magie ; aux Egyptiens, la géométrie, aux Phéniciens, l’écriture alphabétique. Cessez, alors, d’appeler à tort ces imitations des inventions qui vous sont propres. Orphée encore, vous enseigna la poésie et le chant ; de lui vous avez aussi appris les mystères. Les Tuscans vous enseignèrent l’art plastique; grâce aux annales des Egyptiens, vous avez appris à écrire l’histoire; de Marsyas et d’Olympus, vous avez acquis l’art de jouer de la flûte »

   Cette attaque, sans doute excessive, permet de se remémorer les richesses civilisationelles sur lesquelles s’abattra la conquête arabe. Conquête arabo musulmane qui, on va le voir, récupèrera nombre des savoirs de leurs nouveaux sujets, qui de dhimmitude en générations, se convertiront  au mahométisme.

                                         

Quand les Califes abbassides regardaient  l’Europe avec des jumelles syriaques

    Georges (†724) évêque du diocèse d’Akoula (aujourd’hui situé près de Koufa, en Irak), fut surnommé « l’évêque des arabes ». Outre le fait d’être un grand théologien, ce syriaque parlant couramment le grec transmit la pensée d’Aristote à ses ouailles, composées de tribus nomades arabes ou chrétiennes. Il composa une version de l’Organon et réalisa de nombreux commentaires. La pensée grecque fut transmise aux arabes par des syriaques, à l’instar de l’évêque Jacques (633-708) de la brillante école d’Edesse, d’ Isho’Bokht, évêque de Rev-Ardashir et de Isho’Dnah, évêque de Basra, tous deux ayant vécu  au VIIIème siècle.

    Thimotée I er (727_820) , « l’ami des Califes », eut aussi un destin singulier. Il étudia à l’école de Bachosh, où il apprit non seulement la liturgie, les préceptes des Pères de l’Eglise, mais aussi l’arabe, le grec et la philosophie d’Aristote. L’Irak chrétien fut à ce moment sous la coupe du gouverneur arabe de Mossoul qui entretint de bonnes relations avec Timothée alors consacré évêque, à tel point que son diocèse fut exempt de l’impôt spécial des dhimmis. A la mort de Hénanisho II (778), le catholicos siégeant à Séleucie-Ctésiphon, Thimotée I er  lui succéda, il devint alors un personnage de haut rang, et s’attira le respect du calife al-Mahdi (775-785). Le calife lui commanda des traductions d’Aristote en arabe, et Thimotée s’exécuta en traduisant les Topiques d’Aristote. A cet époque, le Calife s’entourait de médecins chrétiens, à l’instar du syriaque Abu Quraysh’ Isa et du nestorien Gabriel Bokhticho. Ce dernier rédigea un abrégé arabe des œuvres de Discoride, Galien, Paul d’Egine. Après un règne éphémère (785-786), le nouveau calife (fils du précédent) Al-Hadi laissa la place à son frère, le célèbre Harun al-Rashid (786-809) qui édifia une grande bibliothèque  appelée Khizanat al-Hikma qui eut pour dessein de récolter les savoirs hellénistiques. Le traducteur en chef fut Masawayh (786-857), grand professeur de médecine également chrétien. Il dirigea une équipe de traducteur et composa plus de quarante écrits en syriaques et en arabe sur la médecine. Praticien réputé, il soigna quatre califes. Ibn Abi Usaybi’ décrivit ainsi le médecin préféré du Calife al-Mutawakkil (847-861) :

 « Yuhanna Ibn Masawayh était un syriaque, de confession chrétienne. Al-Rashid lui confia le soin de traduire les livres anciens saisis par les musulmans à Ankara et à Amorium et dans la plupart des pays des rum. Il le nomma chef des traducteurs. Yuhanna servit harun, Amin et Ma’mun et il resta au service (des califes) jusqu’au règne d’Al Mutawakkil. Les rois Banu Hashim ( les Abbassides) ne prenaient point de nourriture hors de sa présence. »[1]

 

    Al-Mansur, second Calife abbasside (754- 775), eut un réel intérêt pour la philosophie européenne. Il envoya une délégation à Constantinople demander à l’empereur de la matière à réflexion : des livres. Le fameux historien et philosophe Ibn Khaldûn (1332-1406) raconte dans son Muqaddima :

    « Dès que les Arabes adoptèrent une culture sédentaire, ils voulurent étudier les sciences philosophiques dont ils avaient entendus parlé par les évêques et les prêtres de leurs sujets chrétiens. C’est pourquoi Al-Mansur fit demander à l’empereur de Byzance de lui envoyer des versions de livres de mathématiques. L’empereur lui fit porter le traiter d’Euclide et quelques ouvrages de physique. Les musulmans lurent et étudièrent tout cela, ce qui leur donna le goût d’en savoir davantage.» [2]

 

    Doctorant en philosophie et en civilisation, enseignant en France, le Syriaque Irakien Ephrem Isa Youssif est l’un des meilleurs spécialiste du rôle que ces chrétiens d’Orient ont joué dans l’illumination des conquérants arabes aux savoirs européens. Dans son ouvrage  la floraison des philosophes syriaques  il rappelle ce rôle déterminant joué par ses ancêtres :

   « Avant la fin du VIIIème et IXème siècle, l’on comptait à Bagdad de nombreux savants et une cinquantaine de traducteurs syriaques. Ceux-ci continuaient le travail commencé par Proba et Sergius de Rash’aina, réalisaient des épitomés, des commentaires créaient une lexicologie . Le maronite Théophile d’Edesse (+ 785) devient l’astronome distingué du calife al_Madhi. Il traduisit en syriaque l’Iliade et l’Odyssée d’Homère et réalisa une version syriaque des réfutations sophistiques d’Aristote. Sallam al-Abrash traduisit la physique d’Aristote.[…]Ibn Shadé, d’al-Karth traduisit un traité d’Hippocrate et trois traités de Galien. Ayyub al Abras, d’Edesse, traduisit du grec en syriaque 35 traités de Galien. Ayyub Ibn al-Qasim, d’al-Raqqa, fut le traducteur de l’isagoge de Porphyre. Tabit Ibn Qam’traduisit un traité de Galien. Shamlé, traduisit aussi un traité de Galien. Yuhanna Ibn Yusuf fut le traducteur d’un traité de Platon. Ibrahim Ibn al-Salt traduisit deux traités de Galien et la première partie du commentaire de Thémistius sur la physique d’Aristote. Des bibliographes et historiens arabes laissèrent des listes de ces traducteurs qui avaient permis la transmission du legs grec au monde arabe. Le premier, Ibn Juljul (943-994), un médecin andalou, mentionna ces savants syriaques dans son Tabaqatal-attiba’wa al-hukama. » [3]

Honayn Ibn Ishaq, le passeur d’Europe 

    Honayn Ibn Ishaq (808-873) connu en Europe sous le nom de Johannicius, est une des principales figures intellectuelle du Califat abbasside. Honayn  fut originaire de la ville Al-Hira ville syriaque de Séleucie-Ctésiphon où siégeait l’évêché local, dans l’Irak actuel. Il étudia le grec à Alexandrie, ville largement chrétienne à l’époque, bien que conquise en 640 par les arabes qui massacrèrent les habitants de Behnesa près de Rayum,de Fayoum, Aboit et Nikin. En 722 une recrudescence de destruction de couvents et d’églises tourmenta les égyptiens, et, à l’époque du brave Honayn  (832) se tint un massacre de Coptes en Basse Egypte suite à leur révolte contre l’impôt discriminatoire dû en tant que dhimmi.

    Honayn poursuivit ses études à Bagdad, en médecine cette fois, ce qui lui permit de traduire l’anatomie de Galien. Promu médecin à la cour du Calife Al-Mutawakkil qui le comblait de cadeaux,  il fut très apprécié par l’homme étant pourtant l’acteur de l’édit ordonnant aux chrétiens de porter des signes  distinctifs. Aimé en tant que médecin, les travaux philosophiques d’Honayn durent cependant s’effectuer discrètement : Al-Mutawakkil interdit l’école rationaliste des musulmans mutazilites, et abolit les discussions philosophiques, qui selon lui, menaçaient l’islam orthodoxe.

    Honayn continua donc son travail et composa un Traité sur la logique, un Recueil d’histoires et de sentences attribués aux anciens philosophes grecs. Sous le Calife al-Ma’mun, reconnu comme le meilleur traducteur de l’époque, il reçut une commande de sa part afin de traduire de nombreuses œuvres grecques. Ainsi, 90 oeuvres de Galien furent traduites en syriaque d’abord, puis en arabe. De Platon, il traduisit les Lois le Timé  et la République ainsi que de nombreux ouvrages d’Aristote. Plus qu’un traducteur, Honayn a appris la technique philosophique aux arabes, pour le  professeur Isa Yousif « Honayn s’efforça de forger un langage nouveau, de mettre en place un vocabulaire technique, de créer une terminologie scientifique arabe. Il forma des néologismes, adapta des mots étrangers, travailla la syntaxe. Il s’attela à la réalisation d’un lexique spécialisé syriaco-arabe, intitulé explication des mots grecs en syriaque. Celui-ci était destiné à exprimer les concepts de la logique et de la philosophie grecques. Grâce à ce travail gigantesque, les arabes purent utiliser le savoir grec qui se répandit dans le monde arabo-musulman »[4]

 

    Il est éclairant de voir que ce furent exclusivement des  chrétiens qui transmirent et expliquèrent la philosophie grecque aux arabes, réalité historique à rebours des mythes racontant l’inverse, forgés à des fins politiques.

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La découverte de la philosophie Antique en Europe 

    Illustration parfaite d’un sentiment de supériorité fondé sur l’ignorance, lors du 10 ème sommet de l’Organisation de la Conférence Islamique (2003) en Malaisie, le premier ministre malaisien Mahatir Muhamad déclara lors de son discours de bienvenue :

 « Quand les européens du Moyen-Âge étaient encore arriérés et superstitieux, les éclairés musulmans avaient déjà construit une brillante civilisation, respectée et puissante […] Les européens doivent s’agenouiller devant la grandeur des sages musulmans » 

    Le Moyen Âge, parlons en. Dès le VIII ème siècle, lors de la renaissance carolingienne, les écoles épiscopales formaient les élites des royaumes européens. L’enseignement était loin d’une arriération, il se composait des Arts Libéraux, composés du Trivium (grammaire, rhétorique, dialectique), du Quadrivium (arithmétique, géométrie, musique, et astronomie) ainsi que de l’apprentissage de la médecine, et bien sûr de la théologie.

   Par exemple, l’école épiscopale de Chartres fondée par l’évêque Saint Fulbert aux environs de l’an Mil, fut d’une grande renommée pour son enseignement néoplatonicien et augustinien enseigné selon la méthode et la logique aristotélicienne. Point d’apport arabe, les ouvrages de base de l’école de Chartre furent le Timée de Platon traduit par Chalcidius, le traité de Martianus Capella consacré aux Sept arts Libéraux (Noce de Philologie et de Mercure), des fragments de Tite Live, d’Hippocrate, de Cicéron de Vitruve et de Galien. L’immense œuvre de Boèce , introducteur en Occident de la logique d’Aristote, fut aussi au programme de l’école de Chartres. Si les sciences rationnelles ont vigoureusement prospéré en islam pendant presque quatre siècles, elles n’ont jamais fait partie des cursus officiels de l’éducation de l’époque, et sont encore moins enseignées dans les madrasas aujourd’hui.

   L’Europe n’a pas attendu les commentaires d’Averroès et d’Avicenne pour découvrir la philosophie grecque.

    Dans ses Confessions, Saint Augustin relate son entrevue avec Simplicanius, père spirituel de l’évêque de Milan, Saint Ambroise : « je lui retraçais tout le dédale de mes erreurs. Lorsque je vins à lui dire que j’avais lu certains livres platoniciens traduits par Victorinius, autrefois rhéteur de la ville de Rome […]. Il me raconta comment ce savant vieillard, homme très expert dans toutes les sciences libérales, qui avait lu, étudié, commenté tant d’œuvres philosophiques, et qui avait été le maître de tant de nobles sénateurs, avait obtenu, en témoignage de la distinction de son enseignement, un honneur fort apprécié des citoyens de ce monde, celui de voir ériger sa statue au forum romain »   

   Saint Augustin est mort en 430, soit 200 ans avant la  naissance de Mahomet, 500 ans avant la naissance d’Avicenne, 700 ans avant la naissance d’Averroès, les cercles d’ intellectuels en Europe de l’ouest étaient initiés à la philosophie grecque bien avant que les philosophes arabes commentent à leur tour les Anciens, grâce aux traductions syriaques.

    Jacques Heers, agrégé d’histoire, directeur du Département d’études médiévales de Paris-Sorbonne remet les pendules à l’heure :

   « Les « Arabes »[5] ont certainement moins recherché et étudié les auteurs grecs et romains que les chrétiens. Ceux d’Occident n’avaient nul besoin de leur aide, ayant ,bien sûr, à leur disposition, dans leurs pays, des fonds des textes anciens, latins et grecs, recueillis du temps de l’empire romain et laissés sur place. De toute façon, c’est à Byzance, non chez les « Arabes », que les clercs de l’Europe sont allés parfaire leur connaissance de l’Antiquité. Les pèlerinages en Terre  sainte, les conciles œcuméniques, les voyages des prélats à Constantinople maintenaient et renforçaient toutes sortes de liens intellectuels. Dans  l’Espagne des Wisigoths, les monastères (Dumio près de Braga, Agaliense près de Tolède, Caulanium près de Mérida), les écoles épiscopales (Séville, Tarragone, Tolède), les rois et les nobles recueillaient les livres anciens pour leurs bibliothèques. »[6]

    En ce qui concerne la période de l’occupation musulmane de l’Espagne, le professeur Heers ajoute :« Nos livres parlent volontiers des savants et traducteurs de Tolède, qui, au temps des Califes de Cordoue, auraient étudié et fait connaître les auteurs anciens. Mais ils oublient de rappeler que cette ville épiscopale, comme plusieurs autres et nombres de monastères, était déjà, sous les rois barbares[7], bien avant l’occupation musulmane, un grand foyer de vie intellectuelle toute pénétrée de culture antique. Les clercs, demeurés chrétiens, très conscients de l’importance de transmettre cet héritage, ont tout simplement poursuivi leurs travaux sous de nouveaux maîtres. »

    Les européens avaient donc déjà depuis des siècles connaissance des œuvres des grands philosophes grecs, enseignés dans les universités, créations de l’Eglise, chose parfois oubliée à notre époque.

                                                                 

Islam et philosophie, des relations orageuses.

    Ibn Rushd(1126-1198) plus connu en Occident sous le nom d’Averroès, naquit à Cordoue d’une famille espagnole autochtone. Grand commentateur d’Aristote, il reprend la falsafa , la philosophie musulmane inspirée des Grecs, en établissant ses propres concepts qui le différencieront. Philosophe, médecin et juriste il fut Cadi à Séville (1171) et  médecin à Marrakech (1182) du Calife Yusuf, avant de remplir la même fonction auprès d’Al Mansur. Il écrivit un grand traité médical intitulé Généralités (al-Kulliyyât) et des commentaires de Galien, mais avant tout, c’est dans la philosophie qu’il excellera le plus. La pratique de la philosophie des musulmans d’Espagne était encore vivace, mais déjà, les théologiens et la masse des croyants méprisaient ces savoirs entachés d’influences étrangères.

Pour se justifier, Averroès élabora un système de pensée permettant de réconcilier la philosophie et la loi divine, afin d’ « unir le rationnel (ma’qul)et le traditionnel (manqûl) » notamment dans son Taité décisif (Fasl al-maqâl).

    Le grand juriste Al-Ghazali, encore référence à ce jour, écrivit un livre destiné à ruiner les philosophes de la falsafa attachés à l’héritage grec, le Tahâfut al falasifa (l’écroulement des philosophes).  Malgré une réponse argumentée d’Averroès, avec son Tahâfut al-Tahâfut (l’écroulement de l’écroulement), Al-Ghazali remporta l’adhésion des masses et des juristes islamiques. Averroès tomba en disgrâce vers 1195 et fut banni par les autorités musulmanes le jugeant hérétique, ses livres furent brûlés. La transmission du savoir d’Averroès et l’intérêt qu’il connu à titre posthume ne doit rien aux arabes, ce furent les traductions latines effectuées par des chrétiens et des juifs qui permettront à son œuvre de survivre. Le nom d’Ibn Rushd  fut pratiquement ignoré en Orient, alors qu’en Occident, l’ « averroïsme latin » se prolongea jusqu’au  12ème siècle.   Autre idée reçue, Averroès aurait fait découvrir aux européens la pensée d’Aristote par son travail de traduction. En fait, Saint Thomas d’Aquin refusa d’utiliser ses traductions, jugées peu fidèles aux textes originaux et imprégnées d’hétérodoxie gnostique. Saint Thomas, qui ne connaissait pas le grec mais seulement le latin et l’arabe, fit retraduire en latin l’œuvre d’Aristote à partir des sources helléniques directes, en l’occurrence à travers le travail de traduction de Guillaume de Moerbeke.

   Autre philosophe persécuté par l’islam, Ibn Arabi. Contemporain apprécié d’Averroès, il entra en conflit avec les docteurs de la Loi en Andalousie et est obligé de fuir au Proche Orient en 1202. Au Caire, quelques années plus tard, un juriste Coranique réclamera sa tête mais grâce à l’intercession d’un ami auprès du souverain ayyubide al-Malik al-‘Adil, Ibn ‘Arabi fut libéré. Il termine sa vie à Damas où il mourra en 1241. En 1517, le grand sultan ottoman Selim Ier, après avoir conquis la Syrie et l’Égypte, fit construire à Damas une mosquée-mausolée à la mémoire de celui que le monde ottoman considérait depuis trois siècles comme un chef spirituel et un maître de pensée. Cet édifice est resté intact et continue d’être un lieu de pèlerinage.

    Suspecté de propager la théosophie ismaélienne en Syrie, Soharwardi fut arrêté sur l’ordre de Salah al Din (Saladin) et exécuté en la citadelle d’Alep le 5 Rajab 587 de l’Hégire (29 juillet 1191). Mort à trente six ans, ce philosophe iranien pratiquant le soufisme et inspiré par l’œuvre de Platon et d’Aristote est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages dont « Le livre de la sagesse » est considéré comme le chef-d’œuvre.

                                                                            

Le mythe de la tolérance musulmane en Andalousie

    Paradigme obligé en ces temps de crispations identitaires où le modèle multiculturel européen vacille sur ses certitudes, la présentation d’une Andalousie fantasmée où auraient cohabité harmonieusement musulmans, juifs et chrétiens, est une pure invention servant à justifier l’islamisation actuelle.

    Il y a le mythe, et il y a les faits historiques. Si effectivement, eut lieu une véritable effervescence intellectuelle multiculturelle à Tolède[8] et à Cordoue, l’occupation musulmane de l’Espagne fut émaillée perpétuellement d’exactions, de discriminations dues au statut de dhimmi des conquis, de pillages et de persécutions.

   En 796  eut lieu une sévère répression de la révolte des autochtones dans la même ville, 20 000 familles prirent la route de l’exil. En 817 une révolte de convertis forcés à Cordoue provoqua l’ expulsion des habitants.
En 850, le prêtre Perfectus est décapité publiquement pour blasphème, ayant voulu débattre des erreurs de l’islam et la  même année, le marchand chrétien Johannes de Cordoue est torturé puis emprisonné pour avoir prononcé le nom de Mahomet pendant une vente.
En 851, d’Abd el Rahman II de Cordoue promulgue un édit menaçant de mort tous les blasphémateurs envers l’islam et emprisonne tous les chefs de la communauté chrétienne de la cité. L’année d’après a lieu l’ épuration de l’administration de Cordoue de ses éléments chrétiens, ainsi que la destruction des églises datant d’après la conquête arabe.
En 900 est prise une mesure radicale : l’interdiction pour les chrétiens de Cordoue de construire de nouvelles églises. En 976, après l’invasion almoravide le Calife Almanzor,  organise au pied de la Sierra Nevada une véritable Inquisition officielle, la seconde depuis l’Inquisition judaïque, et expurge toute les bibliothèques du califal , sans en exclure la biblihothèque royale d’Al-Hakam II, essentiellement composée d’ouvrages accumulés par les wisigoths, qui seront brûlés par un gigantesque autodafé. L’histoire tranche avec le préjugé infondé de la tolérance du califat cordouan et de la richesse de son « incroyable bibliothèque royale, riche de 600 000 volumes », héritage en fait de la catholicité wisigothique.  Al Mansur continu sur sa lancée obscurantiste, en  981  Zamora est pillée, en 985 c’est Barcelone, puis en 997 le calife détruit la ville de Saint Jacques de Compostelle .

     En 1010 débute le massacre de centaines de juifs autour de Cordoue qui se prolongera trois ans. L’année 1066 est marquée par le massacre de milliers de juifs à Grenade. En 1102, la population chrétienne de Valence dut fuir vers l’Espagne du Nord récemment reconquise pour échapper aux persécutions. En 1125, les chrétiens de Grenade profitèrent de la retraite des troupes d’Alphonse d’Aragond rentrant chez elles après un raid en Andalousie, pour trouver refuge dans le nord chrétien. En 1146, ce fut un autre exode massif, celui des chrétiens de Séville, fuyant l’ invasion de l’Espagne par les Almohades, berbères islamisés extrémistes, provoquant expulsion des juifs ou conversions forcées. Les Almohades en 1184, imposent des signes distinctifs aux chrétiens et aux juifs en Espagne, et en 1270 a lieu la ségrégation généralisée des juifs en Andalousie. Hormis cela, oui, on peut trouver des périodes de calme relatifs qui permirent une cohabitation apaisée…à condition de se soumettre à la pax islamica.

Joachim Véliocas pour l’ Observatoire de l’islamisation.
(vidéo Youtube sur les Chrétiens d’Orient ajoutée à l’article pour illustration)

 

 

 

 


 

[1] Ibn Abi Usaybi’, Uyun al-Anba’Fi Tabaqât al-Atibba, éd. Dar Maktabat al-Hayat, Beyrouth, Liban. p.246

[2] Muqaddima (Le discours sur l’histoire universelle) Trad. V.Monteil, Beyrouth,1967, p.1046.

[3] La floraison des philosophes syriaques, Ephrem Isa Youssif, l’Harmattan, 2003.

[4] idem

[5] La mise entre guillemet s’explique par la mise en garde préliminaire de Jacques Heers «  Parler d’ « Arabes » est déjà une erreur. Dans les pays d’islam, les Arabes, lettrés et traducteurs, furent certainement bien moins nombreux que les Persans, les Egyptiens et les chrétiens de Syrie et d’Irak. »
[6] Jacques Heers, La fable de la transmission arabe du savoir antique, la Nouvelle Revue d’Histoire, juillet-Août 2002.

[7] Les Wisigoths

[8] Sous le calife Sa’id al-Andalusî (1029-1070), la coopération intellectuelle intercommunautaire fut un réel succès

1 novembre, 2010

Lectures Saintes proposées par l’Imam de la Mosquée de Nîmes « Lumière et Piété »

Classé dans : Politique — islamineurope @ 19 h 02 min

La Mosquée de Nimes « Lumière et Piété » (MLPN) dispose de salles de cours d’Arabe et d’apprentissage du Coran. L’imam de la Mosquée a crée un site sur lequel il met à dispostion une liste de Livres Saints à consulter pour  que tout Musulman pratiquant puisse parfaire sa connaissance de l’Islam. Regardons cette bibliographie. On peut tout d’abord être surpris de trouver une bonne partie des ouvrages du très controversé théologien musulman Ahmad Didat dont 17 de ses livres sont tout simplement interdits de vente en France, pour incitation à la haine occidentale et juive. Certains des ouvrages cités dans la bibliographie sont disponibles en ligne, que vous pouvez donc consulter. On peut en feuilleter quelques-un ensemble.

LE DIEU QUI N’EXISTA JAMAIS de Ahmad Didat

Livre absurde, puisqu’il s’acharne à démontrer que, dans la Bible, Jésus n’est pas Dieu, en citant des passages de la Bible le montrant sous ses faiblesses humaines. Or justement, dans la Bible, Jésus n’est pas Dieu !!! Il est son Fils de Chair et de Sang venu partager les souffrances des Hommes. Ce que les Musulmans ne peuvent admettre, car dans le Coran, Dieu ne peut enfanter, car d’Essence Divine, sans Relation directe aves le Monde des Hommes.
Vous pouvez donc lire une suite de citations de la Bible, détaillées de manière ironique, montrant que Jésus n’est pas Dieu, dans le but de décrédibiliser la Chrétienté aux yeux des Musulmans, ce qui n’a aucun intêret…puisque c’est vrai !!

 

 LA BIBLE EST-ELLE LA PAROLE DE DIEU ? de Ahmad Didat

L’auteur nous démontre tout au long de cet ouvrage que la Bible est entachée d’erreurs, de plagiat, et ne peut donc être un ouvrage crédible. Que la Bible contienne des imprécisions est tout à fait normal, car la Bible est constituée d’un assemblage de recueils, d’ouvrages, écrits par des personnes humaines dites inspirées par Dieu, au cours des Siècles, mais non par Dieu lui-même. Et grace à cela, c’est un ouvrage Vivant, non figé, dont la Parole est sujette à des interprétations variant au cours de l’Histoire, interprétations possibles du fait de l’Universalité du Message divin, c’est ce qui fait sa Force, la Parole de Vie évolue avec l’Humanité. A contrario, le Coran est une Parole fixe, Eternelle, Définitive, dictée mot par mot par Dieu et donc Parfaite et Immuable. Parole qui confine les Musulmans à adopter le même mode de vie, de pensée qu’il y a 1400 ans. Les Musulmans éprouvent par ailleurs des difficultés à interpréter certains Ecrits, notamment par exemple tous les passages concernant l’Esclavage, l’asservissement de l’Homme par l’Homme, ou encore toutes les sourates appelant à la violence contre les Mécréants, les polythéistes. Les Musulmans peuvent-ils rejeter ces Passages ? Cela voudrait-il dire que la Parole de Dieu est Imparfaite ?

LE CHRIST DANS L’ISLAM de Ahmad Didat

Dans cet ouvrage, l’auteur veut nous montrer que les Chrétiens ont une vision totalement erronée du Christ, et que seul le Coran relate parfaitement sa vie et son Message. Les Musulmans se doivent alors de rétablir la Vérité aux Chrétiens :
« Nous, musulmans, sommes responsables en partie de cette ignorance massive qui touche 1.200.000 chrétiens à travers le monde, et nous n’avons rien fait pour nettoyer et dépoussiérer les mentalités. »

On peut lire des phrases de l’auteur discréditant la Foi Chrétienne, du genre:
« Croyez-moi, durant les quarante années de quête de ma vie, je n’ai pas encore rencontré un seul chrétien avec une nouvelle vérité unique inspirée du Saint-Esprit »

Pour les Chrétiens, le Saint-Esprit est intérieur, l’acquisition de la Sagesse, l’Intelligence. La « vérité unique », pour eux, est celle du Christ.
“Heureux l’homme qui a trouvé la sagesse, Et l’homme qui possède l’intelligence! Car le gain qu’elle procure est préférable à celui de l’argent, Et le profit qu’on en tire vaut mieux que l’or; Elle est plus précieuse que les perles, Elle a plus de valeur que tous les objets de prix. Dans sa droite est une longue vie; Dans sa gauche, la richesse et la gloire. Ses voies sont des voies agréables, Et tous ses sentiers sont paisibles. Elle est un arbre de vie pour ceux qui la saisissent, Et ceux qui la possèdent sont heureux.”

La Bible. Proverbes 3:13-18

 

MOHAMMED, LE SUCCESSEUR NATUREL DU CHRIST de Ahmad Didat

L’auteur veut faire croire que la venue d’un Autre Prophète était annoncée dans la Bible.
« Un bref regard, une lecture rapide du premier verset, confirmera au musulman que Jésus-Christ avait bien annoncé la venue de Mohammed le Messager de Dieu. »

L’auteur se base ensuite sur la citation Biblique de Jésus :
« Cependant, je vous dis la vérité il est avantageux pour vous que je parte car si je ne pars pas, le Consolateur ne viendra pas vers vous; mais si je m’en vais, je vous l’enverrai. »

La Bible. Jean 16:7

L’auteur pense que le Consolateur est le nouveau prophète. C’est SON interprétation. Pour les Chrétiens, le Consolateur, c’est l’Esprit Saint (Trinité Père, Fils, Saint-Esprit), et n’a rien à voir avec la venue d’un nouveau Prophète. Que l’on s’entende bien : l’auteur a parfaitement le droit de ne pas Croire en la Sainte Trinité, et à droit de penser que la Bible annonce bien la venue d’un Prophète.
La, ou cela devient tendancieux, c’est lorsqu’il se sert de son interprétation toute personnelle pour affirmer que les Chrétiens sont dans l’erreur, que seule la Parole du Coran est vraie et doit faire Foi. L’ouvrage regorge ainsi de ses interprétations pour dénoncer tous les vices de la Terre, par exemple des affirmations  comme la plupart des occidentaux sont des alcooliques car Jésus dans la Bible n’a pas interdit le vin, etc…, et en profite au passage pour faire l’apologie de la polygamie pour régler la « surpopulation féminine ». Un discrédit complet est ainsi décrété contre les Juifs et les Chrétiens. (Je vous laisse lire les différents chapitre du livre).

L’auteur prophétise ensuite :
« Aujourd’hui, le monde musulman connaît une situation deprimée, mais sans crainte pour demain car le soleil de l’islam se lève, des visionnaires non musulmans l’ont prédit. L’Afrique est un continent idéal pour toutes les religions, mais la seule religion que les Africains peuvent accepter est celle qui correspond à leurs besoins et cette religion, pour tous ceux qui font autorité en la matière, est L’Islam. H. G. Wells, « The Shape of Things to Corne « Si une religion a une chance de conquérir l’Angleterre et peut-être l’Europe les prochains siècles, ce ne peut être que l’Islam. George Bernard Shaw Sans aucun effort de la part des musulmans, l’islam est la religion que se répand le plus rapidement dans le monde. Ce sont les Occidentaux qui en font état. La promesse de Dieu est là. Avec un tout petit effort de notre part, elle sera réalisée. « 

LA CONCEPTION ISLAMIQUE DE LA LUTTE DES CIVILISATIONS de Dr Abdulaziz Othman Altwaijri

L’Imam nous propose cette fois un Livre sur le concept de « lutte des Civilisations », quelques extraits :

« De prime abord, il faut préciser que l’idée de lutte a jalonné l’histoire de la civilisation européenne. Déjà, l’Antiquité gréco-romaine était fortement marquée de luttes et de conflits. Dans la mythologie grecque par exemple, les nombreuses divinités entretenaient des rapports de force qu’on pourrait assimiler à des luttes qui se présentaient sous diverses formes : “la Puissance contre la Faiblesse”, “le Bien contre le Mal”, “l’Homme contre la Nature”, “l’Homme contre les Dieux”… la lutte a par ailleurs été omniprésente dans la pensée grecque dans des domaines aussi divers que la religion, la philosophie, l’art et la littérature. De même, cette idée a fortement imprégné les aspects législatif, juridique, politique et civique de la pensée gréco-romaine. Aussi, la pensée antique fut-elle très dominée par cette idée de lutte qui, dans l’imaginaire des citoyens de l’époque, sous-tendait aussi bien les affaires temporelles que spirituelles. »

« Nous n’exagérons pas en confirmant que l’islam est, de par son universalisme, la seule religion qui appelle avec persistance et de manière expresse à l’interaction civilisationnelle ; il y incite fortement car le dialogue qu’il prône est au fond un appel clair à l’interaction civilisationnelle. La tolérance qui est l’une des caractéristiques fondamentales de l’islam, a ouvert à la Oumma islamique les portes grandes ouvertes vers la connaissance des autres peuples et nations. En effet, la civilisation islamique incite à s’ouvrir à toutes les cultures et à toutes les civilisations. »

« A cet égard, la Oumma(communauté musulmane) possède tous les atouts qui lui permettent de renouer avec son rôle dans l’édification de la civilisation moderne et de contribuer à sauver l’humanité des dangers qui la menacent. Elle est plus que toute autre civilisation habilitée à se distinguer sur les plans de la pensée et de la civilisation universelles à travers sa vision éclairée et sa mission civilisationnelle rayonnante et fructueuse. »

L’auteur nous précise que la lutte est une notion exclusivement européenne, qu’eux seuls sont des oppresseurs car cela est inscrit dans les racines de leur civilisation, que les Musulmans sont pieux et saints. L’auteur passe délibérement sous silence les différents jihad islamiques et persécutions ayant eu lieu contre les Arabes, les Perses, les Egyptiens, les Hindous, (plus de 80 millions d’hindous ont été purement et simplement exterminés entre le XI et XV siècle), les pays du Maghreb, et jusqu’en Europe, de véritables massacres orchestrés tout au long de l’Histoire. (Les serbes sont les seuls en Europe à n’avoir pas réussi à repousser l’envahisseur et ont souffert de cinq siècles de Jihad islamique. Le Kosovo, la province serbe qui a fait la fierté de cet Empire par ses cathédrales, ses Eglises, sa Foi Chrétienne est aujourd’hui à 90% musulmane suite aux persécutions, aux conversions forcées, les Eglises ont été  détruites et progressivement remplacées par des Mosquées. Les quelques enclaves serbes chrétiennes du Kosovo sont en très grande difficultés suite aux persécutions. Le Kosovo est aujourd’hui en position de force pour revendiquer son autonomie musulmane).

Les colonisations européennes en Afrique et en Orient avaient , pendant deux siècles, freiné l’expansionnisme islamique, mais aujourd’hui, force est de constater qu’après un long sommeil , on assiste à  une renaissance et une revendication de droits islamiques.

Pourquoi avoir mis ces livres qui discréditent complètement la chrétienté, la civilisation occidentale dans cette bibliographie en ligne ? Chacun a ses Croyances, n’est-il pas normal, surtout venant d’un Imam, Homme de Sagesse, de les respecter ? Ou est la Tolérance ? Le Respect des autres Communautés ? N’aurait-il pas valu mettre dans cette bibliographie uniquement des Livres de Sagesse, de Spiritualité ?
On est par ailleurs tout de même en droit de s’inquiéter : quels sont les enseignements dispensés par l’Imam à ses fidèles dans sa Mosquée ?


Entre parenthèses, sur la page, vous pouvez voir la photo du Cheikh youssef Alqardawi, une « figure de l’Islam », membre de la Confrérie des Frères Musulmans, ayant par exemple fait quelques déclarations tonitruantes,  comme la condamnation de la séparation de l’état et de la religion :
« L’Islam étant un système complet par l’Ibadah(l’Adoration) et la Chariah (Droit Islamique), l’acceptation du sécularisme signifie l’abandon de la Chariah, le déni du Guide Divin, et le rejet des injonctions d’Allah. L’appel au sécularisme parmi les Musulmans est de l’athéisme et un rejet de l’Islam. Son acceptation comme règle de base à la place de la Chariah est purement une apostasie. »

Il a également appelé à manifester contre l’ambassade du Danemark lors de l’affaire des caricatures de Mohammed, en déclarant la « Journée de fureur des Musulmans » et a appelé au boycott des produits danois.

 

Lectures Saintes proposées par l'Imam de la Mosquée de Nîmes

 Mosquée de Nîmes (MLPN)

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